1 oct. 2013

La standardisation du vivant: quelles conséquences pour notre alimentation?


Une agriculture et une consommation viables?

Vous rappelez-vous de la dernière fois où vous avez vu paître une vache sauvage? aperçu un cheval
sauvage galopant? Avez-vous déjà croqué dans une pomme sauvage? ou goûté à une salade de pissenlit? sucer le sucre d'une fleur de trèfle? ou même saupoudré du poivre d'eau ou des herbes aromatiques fraîches dans votre plat? Cela vous revient-il en mémoire?

La domestication du vivant est une voie que l'Homme échoue à faire fructifier. A partir du moment où l'Homme a rompu son lien d'équilibre avec la Nature, il a perdu le fil de son propre équilibre.

La viabilité de l'industrie agroalimentaire se fait au détriment d'une alimentation équilibrée et nutritive pour tous depuis plus de 50 ans seulement, et c'est un échec; à nous de le reconnaître, de l'accepter et de passer à autre chose. Il est grand temps de redonner un sens à tout ça; et de baser notre régime alimentaire en accord avec notre physiologie intestinale, ce que les Hommes ont toujours fait depuis le Néolithique!

La vision du Cro-Magnon attardé ne fait que renforcer l'idéologie consumériste moderne et post moderne. Il est plus vraisemblable que nos ancêtres aient eu une relation intelligente avec les ressources alimentaires qui les entouraient et une grande conscience de la Nature.




Propagande de supermaché: l'illusion du choix et de l’opulence.

La vision des rayons plein en permanence est devenue banale. L'accumulation des marques et des paquets alimentaires dans les rayons donnent l'illusion du choix. Bien que tout le monde sent bienque quelque chose ne tourne pas rond...

Avez-vous déjà pris le temps d'observer les rayons du supermarché? Quelle place occupe les rayon cosmétiques, hygiène, alcools, gâteaux, confiseries, boissons sucrées? Combien de rayons sont réellement dédiés à l'alimentation de première nécessité? Quelle est la proportion de produits dérivés de l'agro industrie du lait et de la viande, en comptant les produits laitiers, les fromages, les surgelés, les glaces, la cochonnaille, les viandes et la boucherie, sans oublier le rayon bonbons? Quelle surface et quelle technologies de conservation sont déployées pour conserver les produits surgelés, en conserves ou conditionnés"dits préparés" pour le four à micro ondes, comparés au rayon fruits et légumes?
L'autre conséquence du monopole alimentaire est la dépendance quasi totale des foyers au supermarché.

La surenchère médiatique tant à travers les hyperboles chères aux publicistes qui vous vendent un monde bucoliques d'une France d'avant guerre qu'à travers les photos des emballages, le merchandising... tant d'efforts pour masquer la réalité! Tout le monde a été déçu entre ce qu'il mangeait réellemnt en ouvrant le paquet, comparé à la photo de présentation "non contractuelle" sur l'emballage.

Choix? Opulence? Liberté?? 
Le saviez-vous? sur les dizaines de lessives que vous achetez, seuls trois compagnies différentes les produisent, les composants sont quasiment identiques, seuls les parfums, les conservateurs et les emballages changent, et bien sûr les prix varient pour cibler l'ensemble de la population. Idem pour les boissons gazeuses, les eaux, les cosmétiques, les sucreries etc.

Quant aux fruits et légumes sur les étalages de supermarché, nous ne consommons que très peu de diversité comparé aux centaines voir aux milliers de variétés qui existent.

Les importations exotiques rajoutent du fantasque tragique à l'illusion de choix... et à quelle prix sociale et environnementale! Ce que nous n'acceptons pas en Europe, nous le faisons produire en Chine, qui a bon dos, au Brésil et en Afrique: banane, ananas, mangue, coco, palme, soja, coton: ce sont des hectares de forêts décimés chaque année, des camps de villageois pauvres délocalisés, des terres volés et brûlés par les firmes et leurs sous traitants, des écoles près des grandes cultures, des méga cultures interdites à la population mais proches de villages, la pulvérisation chimique par avion avec des produits non conformes aux réglementations européennes, les semences OGM américaines monsanto&co... Tout ceci n'est plus un secret pour personne et pourtant. Tout ça se retrouve en toute petite quantité sur vos étalages de quartiers pour venter son prix plutôt que sa qualité. Qui tombe dans le panneau?

Les consommateurs européens s’enorgueillissent d'une telle opulence, de manger de la viande tous les jours, d'acheter des fraises, des cerises, des tomates et des mangues en hiver. Un héritage positif du colonialisme peut-être?

Hors les réserves sont seulement de 5 à 7 jours en moyenne sur les produits de premières nécessité. La production se fait en flux tendus et existe uniquement grâce aux plates formes logistiques de transports. Tout le système de production-distribution-consommation repose sur le pétrole, de la production d’engrais chimiques, au transport de marchandise, jusqu'à la mobilité des consommateurs. Un fragile équilibre de plus en plus précaire.

L'acculturation massive de la population à s'alimenter est quasi totale: qui aujourd'hui sait cultiver sa nourriture? dispose d'un potager? ou sait même encore cuisiner? quelle famille est aujourd'hui capable de s'alimenter de manière autonome ou troque au sein d'un réseau familial ou de quartier? En cas de crise pétrolière, une semaine ne suffit pas à faire pousser du blé ou des pommes de terre. Cet asservissement volontaire est-il raisonnable? Peut-on encore parler de richesse et de liberté? Lorsque l'on connaît notre dépendance énergétique à l'import de matières premières nécessaires à tout ce cirque.

Le bilan est très lourd et nous n'en connaîtrons les réelles effets pervers sur la santé publique que dans encore quelques dizaines d'années. D'ici là, les poches se remplissent, les animaux crient, pleurent, souffrent et meurent par milliards pour finir dans vos assiettes fadasses et sans vie. C'est le serpent qui se mort la queue: notre système économique et agroalimentaire brise les chaînes alimentaires sauvages et la notre par la même occasion en nous éloignant de notre régime alimentaire naturel.

La condition animale:

<< L'homme mange de la viande en pensant devenir aussi fort que le boeuf, 
en oubliant que le boeuf, lui, mange de l'herbe.>>

Une part considérable des céréales et des farines finissent dans la filière élevage pour encourager une surproduction/surconsommation de viande et de lait, et occasionne des spéculations financières sur les denrées alimentaires, jusqu'à causer des inflations, des famines et des émeutes en Asie, dans les îles ou en Afrique, comme se fut le cas au départ des crises des subprimes au printemps 2008.

Le stress, la torture, la mort à vif et l'abattage font peur aux gens. Ces filières ignorent la condition animale. Cette question est complètement taboue voir absente des politiques industrielles ou gouvernementales. Une grande majorité des enfants, et des parents citadins, n'ont jamais vu une vache; beaucoup pensent que les poulets sont des nuggets, les poissons des batonets pannés et ne savent pas de quoi est fait un steach haché* (voir les études alimentaires).

La quasi totalité de la viande de grande distribution ne provient pas de viande d'élevage de races à viande, mais des vaches laitières : une fois épuisées ou plus assez rentables dans la filière lait ou elles sont déjà maltraitées de la naissance jusqu'à leur mort, elles sont jetées à l’abattoire pour finir d'être découpées, parfois encore conscientes ou vivante, en chair à saucisse et en gélatine pour bonbons et autres épaississants alimentaires. La quasi totalité des bonbons pour enfant sont fabriqués à partir de gélatine de porc ou de boeuf de ce type.

La plupart des produits cosmétiques, du tabac ou des produits ménagers sont testés sur des animaux vivants, dont des chiens, des chats, des singes, des lapins et des rats. Sur le territoire français, on compte plusieurs élevages et laboratoires de chiens en alsace et dans la région de Vichy. Ils sont vendus au laboratoires pharmaceutiques pour effectuer des tests de vivisection dermatologiques ou épidémiologiques pour les vaccins, la cosmétiques etc. La vivisection sont des tests cruels pratiqués sur animaux VIVANTS. Hors cette pratique est aussi cruelle qu'inutile scientifiquement, sachant que l'homme ne partage pas le même ADN, ni aucune autre caractéristique physiologique. Une pétition européenne est lancée pour demander l'arrêt des pratiques de vivisection et l'élevage d'animaux de laboratoires. Renseignez-vous!

Sans exagérer, nous pouvons affirmer que nous sommes dans une mécanisation du vivant digne des pratiques de l'Holocauste.

Quant aux consommateurs, ils préfèrent se leurer, fermer les yeux ou au mieux manger bio pour leur santé plutôt que pour celle des animaux. Beaucoup sont persuadés que boire du lait tous les jours et manger de la viande tous les jours est nutritif, sain et essentiel à leur équilibre alimentaire. Quoi de plus normal puisque la propagande diffuse ces messages dans les publicités, sur les emballages, jsuuqe dnas les communiqués gouvernementaux des ministères de l'argiculture corrompus par les lobbies.

Les propagandes du lait, du sucre, des boissons gazeuses et de la viande furent importées par les US à la fin de la seconde guerre mondiale et continuent de se répandre depuis en Asie, bien que ce soit très loin de leurs pratiques alimentaires traditionnelles, la viande est proche de supplanter la consommation de poisson, de soja, de champignons ou d'algues.

<<Acheter, c'est voter!>>

Comment consommer sans cautionner? Impossible! Dès lors que vous achetez, vous cautionnez. Les consommateurs minimisent leur pouvoir d'action et se confortent dans l'ignorance "on préfère ne pas savoir comment c'est fait", si on réfléchie trop, on ne mange plus rien!". Ce système est complètement malsain et pourri jusqu'à l'os.

Producteurs, agriculteurs, industriels, commerçants ET consommateurs : vos choix conditionnent le monde dans lequel nous vivons tous.

Avec +6 milliards de consommateurs, 
ce n'est pas l'offre qui doit faire la demande, 
mais la demande qui doit faire l'offre!

Nous vous invitons donc à considérer votre consommation et votre réseau d'approvisionnement si vous voulez agir efficacement sur votre santé, l'environnement et le bien-être animal.

Une qualité nutritive intrinsèque.

Selon André Bovis (1871 - 1947), qui donna son nom à une unité de mesure de l'énergie vitale, voici les résultats que l'on peut obtenir dans l'alimentation.

0 : fruits pourris ou conserves de fruits crus
0 : conserves légumes crus, cuits
0 : conserve de poissons, de viandes
3000 : fruits verts vendus aux halles de Paris
3000 : artichauts crus vendus aux halles de Paris
3000 : beurre de 12 jours
entre 4000 et 6000 :  fruits et légumes déshydratés, oeuf de 8 jours
6500 : salade verte ordinaire, petits pois cuits à l'eau, sel de cuisine (frais)
de 6500 à 9000 : poire, pommes, framboises... très fraiches, carottes très fraiches, noix fraiches, blé germé etc.

"depuis les travaux d'André Bovis, les époux Kirlian - avec leur célèbre ""effet kirlian" ou "photo kirlian"- ont permis scientifiquement de mettre en évidence la présence de l'énergie vitale d'une feuille d'arbre, puis sa disparition au fur et à mesure des jours, après que celle-ci ait été prélevée sur la branche. Un procédé d'investigation plus récent, la "cristallisation sensible" ou "thésigraphie", aboutit aux mêmes conclusions."

A consulter sur le blog conscience verte - les expériences de Bovis sur l'énergie vitale des fruits et des légumes http://www.conscienceverte.fr/la-regle-de-bovis-%28premiere-partie%29-2-168.html 
ainsi qu'un tableau alimentaire  extrait des ouvrages du Dr Tal Schaller
http://sophieethugues.eklablog.com/aliments-et-energie-vitale-a63772885
Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui
http://www.terraeco.net/Pourquoi-une-pomme-des-annees-1950,58246.html

Au delà de l'approche expérimentale ou des considérations ésotériques qui ne sont pas l'objet de notre propos ici, la vitalité ou les qualités nutritives de la nourriture relative à la fraîcheur de la cueillette ou encore au conditionnement apporte une vision cohérente par rapport à sa qualité nutritive.

Un fuit fraîchement cueilli ou une feuille contient encore toute la sève, les minéraux, l'eau, le sucre de la photosynthèse de la plante. C'est ce que consomme les animaux sauvages. C'est ce qu'on appelle aussi l'alimentation vivante ou le régime crugivore.

De même, certains aliments notamment les graines, les noix et les fruits secs d'hiver augmentent leur concentration en vitamine C et en sucres en séchant, tout en perdant certains minéraux et en gagant d'autres. De manière générale, les graines germées sont en effet plus nutritives que des graines dormantes. Les graines fraîches contiennent beaucoup de vitamines C et de polyphénol antioxydant (acide ellagique).

le gland : teneur en potassium 539 mg/100g (frais) - 709mg/100g (séché)- 712 mg/100g en farine après élimination des tanins à l'eau bouillante.  
le cynorhodon contient plus de vitamines C sec que frais, bien qu'il soit déjà très riche; idem pour tous les baies et les fruits d'hiver (sorbier, corme, aubépine, églantier, myrtille).

Encore une fois, c'est tout à fait cohérent car cela suit la fonction de la plante dans son développement: la réserve nutritionnelle de la graine et du fruit sont inhérentes à son métabolisme hivernal pour lui permettre de germer ensuite au printemps; et il existe des différences en ce sens entre la qualité nutritive d'une graine à germination immédiate (érable champêtre par exemple) et à germination décalée ( scarification) : la graine doit subir un choc thermique sur plusieurs semaines relatif à un hiver puis un réchauffement et une humidité pour se réveiller (printemps); ainsi les graines germées de l'érable à sucre du Canada contiennent plus de protides et de sucres que les samares des érables tempérés.
_ les graines germées d'érables à sucres contiennent 43% de protides et de graisses et moins d'hydrate de carbonne.
_ les graines germées des autres érables contiennent en moyenne entre 10% à 14% de protides, de graisses et plus d'hydrates de carbone.

On peut en convenir pour le blé, le seigle, les graminées en général et les champignons. Un semis direct sous couvert végétal (paille et carbone) avant l'hiver donnera des céréales de meilleur qualité au printemps, essentiellement pour les variétés dites céréales d'hiver.

Dans la nature, aucune graine n'est "à l'abri dans une maison" pendant l'hiver. Beaucoup restent dans leur enveloppe sur les tiges sèches et s'envoleront avec les brises de vent, tout en fournissant une poche d'air isolante (ce qui est également vrai pour les graine type pissenlit qui ont pour vocation la prise au vent pour la dispersion mais aussi, et on l'oubli, un isolant pour l'hiver sur sa partie supérieur lorsque la graine se sera planté verticalement ou diagonalement, puis recouvert des feuilles mortes et d'herbes sèches en fin de saison. L'enveloppe carbone dure mettra tout l'hiver à se décomposer et fournira de la biomasse pour le printemps et les micro organsimes qui vont pouvoir tisser un réseau fin atour des jeunes radicelles de la graine germée.

Encore une fois, c'est l'observation désintéressée de logique économique qui permet de prendre le temps d'appréhender les plantes et leurs fruits de manière vivante, évolutive et symbiotique avec leur environnement qui nous fournit les éléments pour sa culture.

La composition de la graine et des fruits continuent d'évoluer entre sa cueillette,  sa mâturation, sa germination et sa putréfaction. La maturation, la conservation de la graine sur une ou plusieurs saisons sont étroitement liées aux conditions climatiques du biotope de l'arbre et à la relation zoochorique de son animal transporteur: insectes, oiseaux, mammifères... Ils ont co-évoluer bénéfiquement ensemble. La plupart des cerisiers, pruniers, pommier, raisin, courge, tomates etc contiennent du cyanure dans les pépins, leur consommation est mortelle. la plante se prémunie contre la destruction de sa graine. Elle fournit en revanche un gros fruit pulpeux, juteux et sucrées et très nutritifs afin que les animaux s'en délecte. La graine est entourée d'un film protecteur à double fonction: il estantigerminatif pour la graine et il disparait sous l'action de l'acide de la bille dans l'estomac et les intestins des animaux qui consomment le fruit; et il protège également le système digestif des animaux car il devient gélatineux et favorise le transit et active des défenses immunitaires antiparasitaires, notamment chez les courges. La forme elle même de la graine est ergonomiquement conçu pour faciliter la digestion et le passage dans la bouche les intestins et le système anal des oiseaux, des mammifères etc et pour s'implanter dans le sol. La graine est donc activée et peut ainsi germer dans la fumure des déjections une fois sur le sol.

En agriculture, on peut donc supposer raisonnablement que la composition même des fruits évolue selon le cycle de conservation de la graine de l'arbre sur lequel il pousse, selon sa mémoire et les éléments nutritifs encore à disposition au moment de la germination.

(voir les recherches du botaniste François Couplan sur la qualité nutritionnelle des plantes sauvages et cultivées).

Les limites de l'agriculture chimique.
La production alimentaire chimique arrive a ses limites et commence à régresser sur le plan international. En réponse à quoi, la course aux OGMs se fait galopante. Toujours plus d'aliénation du vivant pour plus de profit et de dépendance. Les OGMs répondent à un besoin encore plus accrue de contrôle du vivant et de sa commercialisation. La fusion entre la génétique agronomique et industries pétrochimiques devraient entériner toute possibilité de contrôle et d'alternative par ses utilisateurs et ses consommateurs. Combinée à la montée en puissance des interdictions européenne et américaine de cultures de plantes, de techniques bio ou alternatives et la suppression de variétés aux catalogues... jusqu'où irons-nous dans l'infamie?

A ce rythme là, cultiver son potager dans le jardin deviendra à la fois un acte militant et qui sait, peut-être un jour illégal, pour des raisons déguisées d'hygiène.

L'agriculture domestique, le potager et le jardinage, sont déjà fortement influencés par cette propagande. La fondation Nicolas Hulot ayant même tiré la sonnette d'alarme il y a quelques années; les particuliers auraient tendance à utiliser proportionnellement parlant plus de pesticides et de toutes sortes combinées dans leur potager, ne sachant pas exactement la compositions ni les effets des produits utilisés, et n’étant soumis à aucun contrôle. Depuis les campagnes d'informations en faveur des produits naturels et des pratiques bio se font connaître,certaines enseignes en faisant même leur marketing promotionnel. La réglementation en vigueur évolue plus ou moins dans ce sens; et la liste des agents chimiques doit diminuer dans les produits d'usage courant comme les emballages, les produits ménagers et les produits de jardinage.

Depuis 50 ans à peine, nous adaptons notre alimentation aux normes de l'industrie et non l'inverse. Il en résulte une acculturation massive. Nous adaptons et modifions nos critères alimentaires, gustatifs et de santé pour s'adapter aux critères de la marchandisation du vivant et non plus sur des critères de qualités nutritionnelles. Les gens cuisinent de moins en moins et mangent de plus en plus. L'éducation culinaire s'affaiblit. Les goût changent préférant des produits transformés aux produits frais, sans comprendre l'origine ou la composition des plats. Nos comportements alimentaires aussi. Nous perdons de plus en plus le fil avec notre alimentation et devenons complètement dépendant d'un système malsain.

Une étude de l'Association Santé Environnement France (Asef) montre " une méconnaissance surprenante des 8-12 ans quant à la diversité des légumes et des fruits et la composition de certains plats. 87% des 910 enfants interrogés par ce réseau de 2500 médecins sont incapables de reconnaître une betterave. Pour beaucoup, les coquillettes et les spaghettis sont un légume ou ont été préparés avec des «grains de lait». Un quart d'entre eux ne savent pas que les frites sont faites à partir de pommes de terre. Quant aux chips, jambon et nuggets, ils sont environ 40% à ne pas savoir d'où ils viennent. Pour les steaks hachés, on passe à deux tiers de mauvaises réponses- sachant que la réponse viande de cheval était acceptée. Et ayant à l'esprit le poisson pané, de nombreux enfants croient que le poisson n'a pas d'arêtes." enquête à consulter ici.

Cette enquête traduit parallèlement une méconnaissance également chez les parents qui fournissent les repas à leurs enfants, l’homogénéité des étalages de supermarchés dans lesquels s'approvisionnent majoritairement les gens et la faible qualité nutritionnelle des cantines scolaires où la restauration des petits est une gestion de budget plus qu'une éducation alimentaire. Cette étude est sans rappeler une célèbre étude aux Etats-Unis pour connaître la sensibilité des enfants à la couleur rouge du ketchup. Les enfants ne sachant majoritairement pas que le ketchup est à base de tomates, ni ce qu'est une tomate ou sa couleur, les jeunes enfants choisiraient indissociablement un ketchup vert ou bleu d'un ketchup rouge; la prévalence des couleurs ludiques dans les objets s'appliquant aussi à l'alimentation.

Voici une autre étude de l'INRA sur les comportements alimentaires.

Concrètement, quelques chiffres
<<Chaque année, l'homme prélève 25% de la production végétale de planète pour ses besoins. Cela représente plus de 113 milliards de tonnes de biomasse chaque année, soit 16 tonnes par habitant de la planète en moyenne ! Toutes les secondes, 3,5 millions de kilos de matière végétale (compteur) sont prélevés par l'homme. Cela représente 25% de toute la production de biomasse de la planète. Vers 2050, le prélèvement des 9 milliards habitants de la Terre sera d'environ 140 milliards de tonnes. Dans le monde, 903 milliards de kilos de légumes sont produits chaque année. En 2007, la consommation mondiale d'engrais représentait près de 5800 kilos par seconde soit 179 milliards de kilos par an: 61,6% d'azote, 23,1% de phosphates, et 15,3% de potasses. Ce sont près de 1300 kilos d'engrais qui sont utilisés en Chine. La Chine use et abuse des engrais pour stimuler les rendements de son agriculture intensive. Cela représente près de 40 millions de tonnes d'engrais par an. En 2007, les plus grands pays consommateurs étaient les suivants : Chine, Etats-Unis, Inde, Brésil, France. Toutes les 4 secondes, un kilo d'aliment est irradié en France, soit environ 5000 tonnes par an, afin de les décontaminer et de ralentir leur mûrissement. Un enfant de 10 ans consommerait en une seule journée près de 128 résidus chimiques dont 47 substances chimiques potentiellement cancérigènes. Chaque année, les Français gaspillent de 1.2 million à 6 millions de tonnes d'aliments (selon les sources). Cela représente un gaspillage alimentaire de 2 à 100 kilos de nourriture par personne et par an. Ainsi, au minimum 38 kilos de nourriture jetés chaque seconde à la poubelle. >> (statistiques disponibles sur planetoscope.com).

Plus d'infos sur le chiffres d'affaire de l'industrie agroalimentaire en France.

Notre système alimentaire fait fi des qualités nutritionnelles distribuées à la population et des déchets générés par son industrie. Les industries agroalimentaires désinforment massivement ses producteurs (les agriculteurs) et ses consommateurs; les agriculteurs étant aujourd'hui plus des exploitants agricoles de semences stériles, ou modifiées, et de pesticides que des paysans. On note également une désinformation massive de la profession tant dans les formations agricole que dans la pratique agricole. Nous préférons entretenir les réseaux de commercialisation du pétrole et de marchandisation du vivant à tous les échelons de la société, avant même de poursuivre le but premier: nourrir la planète... sainement!

Pour une autonomie alimentaire retrouvée!

Lorsque l'on goutte à une salade sauvage aujourd'hui et qu'on la compare à une laitue du commerce, elles n'ont plus rien à voir ni en saveur, ni en forme ni en qualité nutritionnelle.

Sans parler des médicaments et notamment des antibiotiques qui tuent tout ce qui bouge, à l'image de nos pratiques culturales. "anti"-"bio" veut bien dire ce que sa veut dire. Nous tuons les bactéries pathogènes comme immunitaires, et nous développons aussi des résistances aux produits chimiques.

Les légumes et les plantes sauvages représentaient une part importante de l'alimentation des familles il y a encore 50 ans. Les remèdes de grand-mère faisait également partie de la pharmacie quotidienne. Toutes ces connaissances nous paraissent désuètes en vertu de la cage dorée que nous avons construite et ont quasiment disparu des tables populaires; alors qu'il s'agit d'une source d'alimentation saine, riche et variée à la portée de tous, et "gratuite".  Mais la gratuité ne doit pas être assez noble pour les pays riches que nous sommes, à moins que les pauvres ne s'y intéressent...ceci est à prendre au second degré, quoique...

Agriculture industrielle et cueillette sauvage se côtoient encore, notamment dans les îles et les montagnes... mais pour combien de temps?

Profitez des nombreuses ballades gourmandes dans votre région, à la découverte des plantes sauvages comestibles de votre jardin ou de votre village. Et diversifiée votre régime alimentaire pour pas cher.

Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui
http://www.terraeco.net/Pourquoi-une-pomme-des-annees-1950,58246.html