Le biotope de l'Eglantier

fruits d'églantier blettes après le gel de l'hiver,
une des ressources les plus riches en vitamine C.

Le Rosier des haies, ou Rosier des chiens, Rosa Canina est une liane ligneuse pionnière dans les lisères forestières. Elle accompagne les fruitiers de la famille des Rosacées des sols calcaires à légèrement acide. Il existe une multitude de rosiers, les variétés sont toutes aussi diversifiées que chez les ronces, et assez difficiles à reconnaître. Les Rosiers sont polymorphes et s'hybrident facilement.

On peut distinguer deux types de rosiers, ce sont les rosiers buissonnants et rampants (quelques variétés champêtres ou des sous-bois), et les rosiers ligneux grimpants (comme rosa canina).
Son arbre totem est l'Aubépine.

En Permaculture, l'Églantier s'adapte à une grande majorité des vergers de France et des pays limitrophes.

Le biotope de l'Églantier est propice à l'arboriculture (petits fruits, fruits à pépins, fruits à coque, lianes fruitières), l'apiculture, l'ébénisterie, la vannerie, l'horticulture, la pâtisserie et la confiserie, aux plantes à parfum et médicinales, la volaille, aux insectes comestibles. Un maraichage de quelques légumes forestiers vivaces est possible. Toutes les parties de la plante peuvent être consommées de manière gourmets ou médicinales.

Les Églantiers sont aussi une source sauvage nutritive essentielle : son fruit hivernal est l'un des plus riche en sucre, en vitamine C et en antioxydants. Sa teneur en vitamines C varie entre 250mg/100g à 4000mg/100g, selon le froid, les écarts de températures jour/nuit, la latitude et l'altitude. Les cynorhodons contiennent de 4 à 75 fois la valeur d'une orange ou un citron (53mg/100g). Hors, les rosiers couvrent une zone géopgraphique allant de la méditerranée aux sommets alpins et jusqu'au cercle polaire avec rosa acicularis.

Ses buissons épineux sont un refuge pour les oiseaux, notamment la gelinotte, les tétras, les poules, les mésanges, et les petits mammifères comme le mulot des bois, la musaraigne, les lapins. Ils y nichent, s'y abritent et s'en nourrissent.

Le bois de rose est dur et d'excellente qualité pour la petite vaisselle, la décoration et l'ébénisterie. La racine peut aussi être sculptée.

Les fleurs attirent les abeilles, les bourdons, les cétoines grises et les papillons, et imitent celles du pommier. Une abeille solitaire construit des alvéoles végétales avec les feuilles de ronces qu'elles découpent en rond. Et la guêpe gallicole du Rosier, la Cynips du Rosier, diplolepis rosae, produit des galles aux vertus médicinales. Les guêpes parasitaires se reproduisent dans les rosiers, les larves se développent tout l'hiver dans la galle pour éclore au printemps, les adultes hibernent dans les ronces ; elles régulent les cicadelles. Les cétoines grises aiment aussi grignoter les pétales. Les larves et les insectes adultes sont comestibles, notamment frits ou grillés. Au printemps, les pétales peuvent être cristallisés au sucre, comme les violettes, et les bourgeons floraux parfumer les thés sauvages, comme le thé noir de feuilles de ronce à la même saison.

récolte de pétales de rosier sauvage, rosa canina

mots clés : paraculture, sylviculture, forêt, liane, églantier, rosier, aubépine, noisetier, pommier, vitamine C, cynorhodon,  fruit, pétale, fleur, sucre, bonbon, ketchup, confiture, insectes comestibles, cétoine, hanneton, guêpe, galle

biotope connexe : aubépine, noisetier.



Le Rosier des Haies.


Les Rosiers grimpants sont des espèces ligneusesElles sont héliophiles, on la trouve dans les haies forestières, les clairières à rosacées, les landes à bruyère.

La liane ligneuse s'appuie sur un arbre, en suivant le même réseau que les branches, imitant ainsi une forme arborescente. Ses hôtes préférés sont l'Aubépine, le Pommier, les Prunelliers, les Ronces. On la trouve aussi avec les Charmes et les Clématites. 

Cet économie d'énergie lui permet de ressembler à son arbre hôte et s'intercale avec sa floraison. L'effet est spectaculaire pendant la floraison. 

Cela permet aussi de porter haut les fruits colorés ; le rouge étant encore plus visible pendant l'hiver pour les oiseaux, notamment par temps de neige et favoriser ainsi sa dissémination

La liane de rosier peut aussi former son propre buisson épineux en l'absence de support et devient alors un refuge pour les oiseaux, notamment la gelinotte des bois.

Le rosier peut aussi s'étaler sur la végétation, en retombant ou grimpant sur les haies de prunelliers, d'aubépines, de ronces. Les Rosiers grimpants se comportent comme des lianes ou des buissons.
fleur de rosa canina

Le biotope de l'Églantier

  • Fourrés médio-européens sur sol fertile à prunelliers, ronce commune et épine vinette, 
  • fruticées à prunelliers-ronces.
  • fruticées à prunelliers-troènes
  • fruticées sub-atlantiques à prunelliers et ronces communes
  • à cytise sessile
  • prunellier - ronce radula
  • dunes avec fourrés et bosquets à prunelliers, argousiers et troènes 

La biodiversité de l'Églantier

source : d'après le relevé phytosociologique de rosa canina dans la base de données SOPHY

L'Églantier s'associe avec 3666 plantes différentes, dont 9 plantes compagnes fidèles

Les plantes compagnes du rosier sont de la famille des ROSACÉES (Rosier, Aubépine, Prunellier) OLÉACÉES (Frêne, Troènes sp), CORNACÉES (Cornouilliers sp.), BÉTULACÉES (Noisetier, Charme), ADOXACÉES (Viorne sp.), ARALIACÉES (Lierre grimpant), POACÉES (bachypodes sp.)

Les plantes compagnes

Les plantes fidèles (ou bio-indicatrices)

Les plantes socio-écologiquement similaires

La plante totem de l'Églantier


L'aubépine à 1 style est la plante totem de l'Églantier.
L'Églantier s'associe à 68% avec l'aubépine à 1 style.

le biotope du Rosier des Chiens

tableau sophy : http://sophy.tela-botanica.org/PSHTM/PS5421.htm 

ARBRES: frêne, merisier, cerisier de ste lucie, noyer.
ARBUSTES: aubépine monogyne, prunellier, cornouiller sanguin, troène, noisetier, viorne lantane, nerprun, cerisier aigre, érable champêtre
GRIMPANTS/LIANES: rosier des chiens, lierre grimpant, clématite, tamier
HERBACEES: fraise des bois, hellébore fétide, épipactis à grande feuille, solidage verge d'or.
GRAMINEES: brachypode penné, brachypode des bois
COUVRESOL: lierre grimpant, fraise des bois, (brachypode sp.)
NFP: -

Les plantes écologiquement similaires sont: merisier, noyer, érable champêtre, cerisier de ste lucie, cerisier aigre, troène, nerprun, clématite, tamier, solidage verge d'or, hellébore fétide, épipactis à grande feuille (orchidée). 


le pattern de l'églantier

la biodiversité augmentée de l'églantier

aubépine, églantier, troène, prunellier, vigne, ronce, houblon, peuplier, saule, sureau noir, cornouillier sanguin, merisier, chêne, lierre

Nous pouvons élargir le biotope du rosier des haies en intégrant les plantes compagnes de son arbre hôte, l'aubépine à 1 style : 

Liste des plantes socio-écologiquement similaires et discriminantes


CRATAEGUS MONOGYNA JACQ 1-6
   OBS =18039   LOC =15297   DIS =11571   QDR = 8007   COC = 4381

OBS Nombre de relevés contenant la plante
LOC Nombre de relevés localisés
DIS Nombre de relevés ayant des coordonnées
    distinctes
QDR Nombre de quadrats de 1km2 contenant
    la plante
COC Nombre de plantes co-occurentes
Plantes écologiquement similaires
Ecart au CDG de la banque
 .14 CORNUS SANGUINEA L.     1-6
 .14 CRATAEGUS MONOGYNA JACQ 2-6
 .14 PRUNUS SPINOSA L.       1-6
 .16 LIGUSTRUM VULGARE L.    1-6
 .19 CLEMATIS VITALBA L.     1-6
 .19 HEDERA HELIX L.         1-6
 .19 ROSA CANINA L.          1-6
 .23 ACER CAMPESTRE L.       1-6
 .23 PRUNUS AVIUM L.         1-6
 .24 TAMUS COMMUNIS L.       1-6
 .24 BRACHYPODIUM SILVATICUM 1-6
 .24 CORYLUS AVELLANA L.     1-6
 .25 CORNUS SANGUINEA L.     3-6
 .25 HEDERA HELIX L.         3-6
 .26 CLEMATIS VITALBA L.     2-6
 .26 VIBURNUM LANTANA L.     1-5
 .27 EUPHORBIA AMYGDALOIDES  1-6
 .27 HEDERA HELIX L.         4-6
 .27 FRAGARIA VESCA L.       1-6
 .27 LIGUSTRUM VULGARE L.    3-6
 .28 FRAGARIA VESCA L.       2-6
 .28 PRUNUS SPINOSA L.       2-6
 .29 EUPHORBIA AMYGDALOIDES  2-6
 .29 RHAMNUS CATHARTICA L.   1-5
 .29 EPIPACTIS LATIFOLIA (L. 1-4
 .29 TAMUS COMMUNIS L.       2-6
 .30 PIRUS MALUS L.          1-4
 .30 VIBURNUM LANTANA L.     2-5
 .30 CAMPANULA TRACHELIUM L. 1-4
 .31 SORBUS TORMINALIS (L.)  1-6
Plantes discriminantes
PDCUM                             Fid  Frq
 .14 CRATAEGUS MONOGYNA JACQ 1-6 1.00 8007
 .19 HEDERA HELIX L.         1-6  .56 8924
     CRATAEGUS MONOGYNA JACQ 2-6
 .26 CORYLUS AVELLANA L.     1-6  .51 7884
 .29 CORNUS SANGUINEA L.     1-6  .48 5722
 .32 LIGUSTRUM VULGARE L.    1-6  .42 4890
 .35 PRUNUS SPINOSA L.       1-6  .42 5211
 .36 QUERCUS PEDUNCULATA EHR 1-6  .34 6336
 .38 FRAXINUS EXCELSIOR L.   1-6  .33 5486
 .39 BRACHYPODIUM SILVATICUM 1-6  .31 4577
 .41 ACER CAMPESTRE L.       1-6  .30 3780
     HEDERA HELIX L.         3-6
 .43 VIBURNUM LANTANA L.     1-5  .29 3675
 .44 EVONYMUS VULGARIS MILL. 1-6  .27 3092
 .45 LONICERA PERICLYMENUM L 1-6  .26 4857
 .46 ROSA CANINA L.          1-6  .25 2955
     CORYLUS AVELLANA L.     3-6
 .48 CARPINUS BETULUS L.     1-6  .25 4099
 .49 LONICERA XYLOSTEUM L.   1-6  .25 3549
 .50 QUERCUS LANUGINOSA LAM. 1-6  .25 3830
 .51 PRUNUS AVIUM L.         1-6  .23 3378
PDCUM pouvoirs discriminants cumulés
Fid   Fidélité des plantes à 
      CRATAEGUS MONOGYNA JACQ 1-6
Frq   Fréquence des plantes dans les 
      quadrats

L'Églantier s'adapte à une grande majorité des vergers de France et des pays limitrophes.

Cette flore évoluera vers le biotope du rosier des haies au fur et à mesure que la canopée se forme et trouve une allure plus forestière, sauf en cas d'entretien. Accompagnez cette transition vers une forêt jardin si vous le souhaitez.


biodiversité élargie

ARBRES: aubépine monogyne, prunellier, frêne, bourdaine, érable champêtre, merisier, cerisier de ste lucie, noyer, frêne, chêne pédonculé, charme, orme, alisier torminal, pommier, chêne truffier, robinier faux acacia*, hêtre, alisier blanc, cytise faux ébénier*.
ARBUSTES: aubépine monogyne, prunellier, cornouiller sanguin, troène, noisetier, viorne lantane, cerisier aigre, fusain, chèvrefeuille des haies, nerprun, cornouiller mâle, genévrier commun, laurier des bois, argousier
GRIMPANTS/LIANES: rosier des haies, lierre grimpant, clématite blanche, tamier, chèvrefeuille des bois, bryone, vigne (obs terrain zone humide fertile - peupleraie)
HERBACÉES: fraise des bois, euphorbe desbois, hellébore fétide, épipactis à grande feuille (orchidée), solidage verge d'or, campanule gantelée
POACÉES : brachypode des bois
COUVRESOL: lierre grimpant, fraise des bois, (brachypode sp.)
NFP: robinier faux acacia, cytise faux ébénier, cytise à feuille sessile

Mycorhize

Le Rosier des haies entant que liane ligneuse est hôte de mycorhizes arbusculaires inféodées aux rosacées. Elle partage aussi des mycorhizes des arbres au pied desquels elle pousse, notamment celles des Aubépines. En lisière forestière, la majorité des rosacées accueillent aussi des ectomycorhizes, provenant  des ligneux foresiers environnants, ils sont absents dans les vergers.

Mon hypothèse est que le mythe du parasitisme chez l'églantier et les aubépines, notamment du feu bactérien, décrié depuis le remembrement des espaces agricoles et du fauchage mécanique des haies, proviendrait des lésions systématiques des haies couplées à la perte de connexion avec la forêt et d'une érosion du florilège de biodiversité fongique et bactérien propre à la lisière forestière. De toutes mes observations de terrains de ces milieux en BOurgogne, je n'ai jamais observé de feu bactérien sur les rosiers et les aubépines, ni sur les fruitiers sauvages comme les pommiers et les poiriers.

La revitalisation du Verger du grand père en Côte d'or a vu disparaître ces "maladies" et autres problème sur se fruitiers cultivés, notamment les pommiers, dès lors qu'on a laissé s'exprimer la biodiversité en dormance dans le sol.

Zoochorie

Rosier et Pommier

fleur de rosier, rosa canina, dans un pommier. 

Le Rosier, un compagnon attractif.

Les fleurs

La fleur de l'églantier imite la fleur de pommier commun et se mêlent aux fleurs de pommier pour optimiser sa pollinisation. 
Le pommier est deux fois plus fourni en fleurs, sent plus fort et se repère de plus loin, 
imitant ainsi un arbre majeur pour les abeilles qui ciblent en particulier ce type d'arbre comme ressource.
les avantages sont pour tous les membres : pommier, rosier, abeilles et autres pollinisateurs pour les fleurs
et ensuite les animaux, les oiseaux, les rongeurs et les insectes qui se nourriront des fruits.

fleurs de rosier dans un pommier au verger
Les Fruits
Il est intéressant de noter que la grande majorité des plantes compagnes portent des baies noires ou rouges, des fruits à coque et des graines à destination des oiseaux, notamment des mésanges, du rouge gorge et des mulots. Certains sont comestibles pour l'homme d'autres purgatifs, vomitifs ou toxiques (cornouillier, troène, tamier, fusain, nerprun,.lierre, chèvrefeuille..)

C'est donc un biotope propice aux petits fruits de rosacées, adoxacées et autres.

Les Feuilles

Les feuilles de rosiers fournissent le matériaux de construction des abeilles ****. Elles découpent des segments arrondis et les entoure autour de leur larve.

Les feuilles peuvent être utilisées en infusion.


cynorhodon mangés par un mulot, 
les graines sont laissées sur le sol ou dans un nid de mousse.















Les Tiges

La guêpe gallicole du Rosier, la Cynips du Rosier, diplolepis rosae, est une  guêpe femelle parasitaire des mouches et des cicadelles. Les Cynips du Rosier se reproduisent dans les rosiers, les larves se développent tout l'hiver dans la galle pour éclore au printemps, les adultes hibernent dans les ronces ; elles régulent les cicadelles. Son compagnonnage est apprécié dans les vignobles (voir le biotope de la vigne).

Les galles ont des vertus médicinales.

Les Epines

Les épines de l'églantier se mêlent aux épines des buissons de ronces, de prunelliers et d'aubépines. Les Rosacées protègent ainsi les jeunes écorces pendant la croissance, pour eux mêmes et pour leur hôte dont ils doublent les épines.

Les épines ligneuses des prunelliers, aubépine, pommier, poirier et néflier sont droites et cassantes. Les épines ligneuses recourbées vers l'arrière des rosiers rentrent dans la chair et s'y plantent si on se rétracte. Elles sont donc liées au mouvement à proximité de la plante et aux entrées et sorties dans l'écosystème buissonnant.

Guide naturaliste des rosiers sauvages et hybrides.

Pour les espèces épineuses, on parle surtout de traumatisme mécanique: les irritations ou les lacérations sur la peau sont causées par des feuilles coupantes, des épines ou des piquants, elles provoquent des irritations qui sont alors la porte d'entrée de bactéries et de champignons qui causent à leur tour des irritations ou des inflammations un peu lentes à guérir (comme chez les rosiers ou les aubépines).Elles ne contiennent pas de poison.

Toutes les infections sont dues aux bactéries hôtes qu'elles accueillent, notamment dans l'extrémité cassante qui reste dans la chair ; elles peuvent provoquer des douleurs paralysantes si elles ne sont pas retirées et désinfectées. L'aubépine, son hôte principale est très douloureux, et cela arrive qu'on se retrouve la main endolorie pendant quelques jours. Les épines de rosiers peuvent exceptionnellement créer une infection mortelle pour les petits animaux. Généralement, le corps finit par rejeter le bout d'épine.

Les buissons denses et ligneux d'aubépine, de prunelliers, de ronces et de rosiers combinés offrent un formidable refuge pour les petits oiseaux des buissons qui y vivent, s'y abritent et y nichent ou pour les proies terrestres comme les rongeurs et les oiseaux terrestres, aussi bien des rapaces, des félins, des chats, des chiens et des hommes. Ces buissons impénétrables offrent un refuge aux animaux pendant la chasse, y compris aux sangliers.

Leur association est indispensable, et encore plus nécessaire dans les vergers d'arbres fruitiers domestiques, qui ont avec le temps été sélectionnés sans épines ; une logique contre productive puisque les gens se plaignent des désagréments causés par les chevreuils par exemple, et recourent à un investissement couteux en filets, grillages, barbelés et clôtures.


L'humus

bois de rose, litière et humus

Permaculture

Le biotope de l'Églantier est propice à :
  • l'arboriculture :
    petits fruits : cynorhodon, baie d'aubépine, cornouille, cerise, sorbes, allouches, prunelles, fraise des bois, viorne lantane,  épine vinette, goji?, argousier, ronce
    fruits : pommes, prunes
    fruits à coque : noisettes, noix, glands
  • graines : brachypode des bois, érable, charme, 
  • ébénisterie et vannerie : ronce, bois de rose, aubépine, cerisier, genévrier, cornouiller sanguin, troène, fusain, pommier, merisier, de noyer, chèvrefeuille, verge d'or...
  • plantes à parfum : rose, chèvrefeuille, pommier, cerisier
  • horticulture : rosiers sp, orchidée, euphorbe, hellébore, campanule, chèvrefeuille, clématite, lierre, cerisier ste lucie
  • pâtisserie confiserie : pétale de rose sucré, cookies, confitures, noisettes, petits fruits secs, vinaigre, jus
  • médicinales : pétales, fleurs, feuilles racines, galle, baies, aubépine, lierre (feuille), 
  • apiculture : rosacées
  • volaille : poule, oiseaux
  • insectes : larves de hanneton, cétoine, et adultes
  • potager forestier : jeunes pousses de tamier (jets)+ essayer igname de chine (même famille), orchidée (tubercule), pissenlit, ail sauvage, poireaux, benoîte urbaine, alliaire, campanule gantelée, feuille d'arbre comestible (charme, noisetier, aubépine)

Paraculture



Les fruits de l'églantier, les cynorhodons, sont les fruits les plus riches en vitamine C et en antioxydants dans les milieux tempérés. La répartition de l'Eglantier accompagne les peuples nordiques dont les besoins sont accrus pendant les hivers longs et sombres; contrairement aux agrumes qui sont cultivés préférentiellement en zone méditerranéenne hors gel, en Amérique latine et en Asie.

liane d'églantier sur pommier cultivé,
verger de Binges en Côte d'or
liane de cynorhodon sur aubépine,
forêt jardin Uchon (71)
Ce fruit du nord couvre une vaste zone géographique dans les pays du nord, frôlant les zones polaires avec rosa acicularis. Le Rosier des haies est aussi présente en méditerranée.

La teneur en vitamine C du cynorhodon augmente avec le froid, les écarts de températures jour/nuit et la latitude, passant de 250mg/100g à 4000mg/100g.

La couverture au sol d'une liane de cynorhodon est de 1 à 5 cm de diamètre sur une hauteur de 3 à 7m, parfois plus, poussant sur d'autres arbres fruitiers de la famille des Rosacées comme l'aubépine ou le pommier dont elle épouse l'architecture des branches, faisant retomber les grappes de fruits vers l'extérieur.

La surface agricole utile (SAU) est donc minimale pour un rendement optimal. La liane peut aussi être travaillée en arche, comme das les célèbres jardins de roses, à des fins agricoles cette fois-ci.

liane de cynorrodon

liane de cynorhodon en fruits sur un aubépine dans la forêt jardin de Permaforêt à Uchon
pommier et cynorhodon au verger de Binges, (21)

Cuisine biotope

cueillette & paraculture dans la forêt jardin sauvage de Permaforêt à Uchon (71)
feuille de topinambour, campanule, ortie, plantain lancéolé, pissenlit, noix, aubépine, prunelles, noisettes

Le mythe de l'orange 

Quand vous pensez vitamines C, pensez vous à orange ? citron?
Et bien notre imaginaire exotique, héritage des colonies et des croisades, nous induit en erreur.

La teneur en vitamine C du cynorrhodon frais est 4 à 75 fois plus concentrée que dans une orange, 1 cuillère à café de pulpe fraîche de cynorhodon équivaudrait à un verre de jus d'orange frais. Sec, le cynorhodon contient 1 à 2% de vitamines C de poids sec. À poids égal, 1 baie de cynorhodon contient 6 fois plus de vitamines C qu'une orange.
  • cynorrhodon : 1350mg/100g de cynorrhodon <=> 27000UI vitamine C (1UI vitamine C = 0,05mg ; 1350 /0,05), soit entre 5000UI (250mg/100g) à 80 000 UI (pour 4000mg/100g)!!!
  • orange : 53mg/100g d'range <=> 1060UI vitamine C
Les cynnorhodons contiennent entre 250 à 4000 mg vitamines C/ 100g, suivi par l'argousier 450mg/100g et les fraises des bois 230mg/100g (seulement 56mg/100g chez les fraises cultivées), le cassis 180mg/100g.

Les citrons et les oranges contiennent en moyenne 53mg de vitamines C pour 100g,

Les  framboises et les myrtilles 25mg, les groseilles maquereaux 35mg, les groseilles rouges 40mg, le cornouilles 62mg/100g, la viorne aubier et le sorbier des oiseleurs 100mg/100g...

Les légumes sauvages ne sont pas en reste : l'épilobe 351mg/100g, l'ortie 330mg/100g, la berce 290 mg/100g, le chénopode 336mg/100g, l'oxalis coniculé 230 mg, l'amarante livide, la violette 210 mg, la mauve sylvestre 197 mg, bon henri 184mg, le cresson des fontaines 150mg, le brocoli 95mg même le poivron cultivé dans votre jardin contient plus de vitamines C qu'une orange, le poivron 90mg....

Je vous laisse concocter votre jus vitaminé du matin...

source : guide nutritionnel des plantes suavages de F.Couplan





Et la cueillette ?


Recettes

Printemps
Pétales cristallisés d'Églantier


Recette :
A la floraison des rosiers sauvages, on récolte les pétales.

Pour respecter la vie de la plante, des pollinisateurs comme les abeilles et pour préserver la fructification hivernale, et donc une cueillette des cynorhodons, il est essentiel de laisser la pollinisation s'accomplir.

Après la pollinisation, les pétales tombent tout seul chaque matin ou se décroche délicatement très facilement.

Les pétales doivent être frais et fermes pour réaliser la cristallisation.

1 blanc d'oeuf de poule forestière
1 coupelle de pétale de rose frais et ferme du jour
1kg se sucre cristal

Faire mousser le blanc d'oeuf.
Tremper pétale par pétale dans le blanc d'oeuf
Bien égouter
Recouvrir entièrement le pétale de sucre cristal (sucre très fin et transparent).
Laisser sécher plusieurs heures à 24h dans le sucre
Enlever les pétales cristallisés
Déguster ou conserver.


Cette recette est valable pour toutes les fleurs à cristalliser : violette, pétales de rose, pivoine...

Le sucre restant peut être utilisé pour sucrer des tisanes, des cookies, des tartes aux fruits. Nous le conservons jusqu'aux fraises des bois pour saupoudrer les tartes à ce moment là, avec le sucre de violette.

Les boutons de rosier peuvent être récolté pour parfumer un thé sauvage, comme le thé noir de ronces de la même saison.

Les fruits de l'églantier, les cynorhodons, sont les fruits les plus riches en vitamine C et en antioxydants dans les milieux tempérés, à consommer blettes, en purée crue pour bénéficier de ses bienfaits, la vitamine C est détruite par la cuisson.

en Hiver :

Ketchup de cynorhodon, la vraie recette






bientôt
en préparation (hiver 2019-2020)

Décoction de racine d'Églantier

cueillette de racine d'églantier

préparation

les feuilles d'églantier peuvent être consommées en tisane saisonnière, mais pas mangées comme salade.

les bourgeons floraux et les fruits, frais ou séchés, peuvent aussi accompagner cette tisane médicinale.

L'eau de rose
limonade fleurs de sureau, pétales de rose, citron.

Éthnobotanique

Le nom de « rosier des chiens » vient de la propriété attribuée dans l'Antiquité à la racine de cette plante censée guérir la rage.

Églantine est aussi un prénom français, il est composé à partir de la racine latine "aculentum", qui signifie "munie d'épines".




 RESSOURCES  

Comestible et cuisine
François Couplan : Cuisine sauvage
François Couple : Guide nutritionnel des plantes sauavges et culitvées

Thèmes de saison...

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