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Comment régénérer un verger ?

Comment penser une transition vers une forêt nourricière? Comment implanter un verger permacole? une haie fruitière? 



Comprendre le fonctionnement dynamique et écologique d'un biotope en permaculture permet de designer des cultures proches de leur milieu naturel sauvage, de densifier les associations, de régénérer un biotope, du sol à la canopée. Et surtout de travailler avec la Nature, dans la continuité des stratégies d'évolution des plantes, efficaces depuis plusieurs millions d'années.

En regroupant les espèces fidèles à vos arbres fruitiers, vous recréez les biocénoses essentielles associées à votre verger: faune, flore et fonge.

Les forêts fruitières, ou fruticées, sont des transitions floristiques proches des vergers sauvages. Ils sont extrêmement dynamiques, et représentent un foisonnement qui nous intéresse particulièrement pour la régénération de verger ou la création de forêt nourricière.


Comment régénérer un biotope?
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Les espèces des relevés phytosociologiques, issus de la base de données phytosiociologiques SOHY que nous interprétons, sont les témoins d'une biodiversité cohérente qui peuvent vous guider pour densifier vos cultures et les régénérer.

Les plantes compagnes de référence dans les relevés de biotope élargis d'un arbre ou d'un légume, que nous proposons dans les articles BIOTOPE, rassemblent des espèces qui poussent dans des biotopes locaux différents. Il convient donc d'interpréter localement les associations proposées. Comment faire?

La clé est de respecter et d'assurer un cycle dynamique et permanent des relations entre la faune, la flore et la fonge sur un cycle saisonnier complet. 

Autant vous dire que, de notre point de vue d'humain, on est loin de cerner et même d'envisager l'ensemble de ces relations. Il faut donc observer et comprendre les mécanismes d'adaptation pour agir dans un ordre de préférence. Mieux vous connaîtrez les plantes sauvages et les conditions locales de votre terrain, plus cela sera facile.

D'après nos observations de terrain, voici les préférences avec lesquelles les plantes s'adaptent. L'ordre de préférence dans la variation des plantes compagnes semble être:

---> 1: plantes fidèles premières (>50% de fidélité) et secondaires (< 50% de fidélité) au biotope du terrain et à l'espèce toutes présentes sur le terrain = biotope complet et biocénoses végétales, animales et fongiques dynamiques et pérennes. Diversification du biotope encouragée.
---> 1 bis: plantes fidèles primaires présentes, secondaires en voie d'implantation = régénération en cours, dynamique positive dans la biodiversité des espèces végétales, animales et fongiques.
---> 1 ter: plantes fidèles secondaires présentes adaptation en cours, lacune animale ou végétale dans la biodiversité du biotope. observation et analyse des absences. Encouragez la régénération des biocénoses en intégrant des espèces sauvages et en créant des niches écologiques pour les animaux.
---> 2: plantes de variétés locales de la même famille que celle du biotope de référence. = biotope équilibré et complet adapté à une station en particulier, par exemple, en montagne; biodiversité locale à encourager, recherche de variétés spécifiques pour élargir le biotope.
---> 3: plantes écologiquement similaires de la même famille. = tentative d'adaptation, régénération facile du biotope à développer, biodiversité à encourager, diversification des espèces à encourager.
---> 4: plantes écologiquement similaires d'autres familles de plantes aux fonctions écologiques similaires.= tentative d'adaptation, régénération facile et progressive du biotope à développer.
---> 5: plantes écologiquement différentes aux fonctions écologiques proches = possibilité de régénérer le biotope de la plante en respectant les facteurs limitants locaux. Choisir des priorités en fonction des raisons de la dégradation du biotope. limite de diversification dans le cas d'un élargissement de biotope.
---> 6: plantes écologiquement similaires aux fonctions écologiques différentes =conditions adaptatives par rapport à un facteur stress, compétitif ou climatique; compagnonnage précis exigé, risque de déséquilibre du biotope.
--->7: absence de plantes écologiquement similaires, absence de plantes aux fonctions écologiques proches = flore non adaptée au biotope de l'espèce - la survie de l'espèce que vous voulez planter ici n'est pas garantie.

La lecture de ces cyles peut se faire dans les deux sens: 
_ lecture régénérative : se rapprocher du biotope de référence de la plante de 7 à 1.
_ lecture diversifiée : élargir le biotope de référence en fonction des degrés de diversification de 1 à 6, y compris dans l'intégration d'espèces cultivées maraîchères et fruitières.

C'est ainsi qu'en apparence vous pouvez observer votre flore et vous dire "mais, ça ne correspond pas à mon terrain?". En observant de nouveau la composition de votre flore selon cette grille d'analyse, vous vous rendrez surement compte de cette logique adaptative de la biodiversité floristique - qui est toujours en lien avec les autres biocénoses, notamment dans la relation avec les insectes et les fongi.

En situant votre écart par rapport au biotope de référence de l'espèce que vous voulez planter ou qui est déjà plantée, vous serez à même de planter des plantes compagnes qui s'adaptent bien et spontanément. La solution n'est pas toujours de coller au plus proche du biotope de référence, mais de tendre vers celui-ci en intégrant les facteurs limitants de votre terrain. Localement, vous pouvre reconstituer un biotope sur quelques mètres carrés seulement. Un jardin suffit. Ces données sont donc aussi bien intéressantes à employer pour un potager urbain, un verger rural, une ferme agricole ou une forêt jardin de plusieurs hectares.

S'adapter; ça demande à la plante de l'énergie, l'activation de gènes inhibés et le développement d'une sociabilité avec les organismes de son environnement pour apprendre à créer des interactions efficientes, en fonction de la situation de votre terrain et de votre climat. Cela sollicite donc à la fois des réponses génétiques innées et l'acquisition de stratégies acquises au fil des expositions. Soyez donc patients et progressifs, soutenez, encouragez, intégrez et respectez les capacités d'adaptation de votre plante et des organismes. Ils doivent guider votre évolution, et non l'inverse.

Dans le cadre d'une densification de culture sur les petits espaces ou sur l'optimisation des terres, veillez à réunir d'abord les bases essentielles avant d'élargir, de diversifier et de densifier les cultures. Toutes ces espèces ont la capacité de pousser ensemble si vous réunissez les conditions dans des micro-climats et des niches.

Tout organisme vivant dispose d'une intelligence, d'une faculté d'apprentissage et de sociabilité, bien au delà du déterminisme darwinien, des visions évolutionnistes ou du spécisme. L'épigénétique de ces 5 dernières années sont entrain de révolutionner ces dogmes scientifiques en révélant, preuve à l'appui, que le codage génétique de vivant représenterait 15% de gènes actifs; l'activation de 85% des autres gènes dépendrait du comportement et du vécu. Les 5 facteurs déterminants seraient:
1 l'alimentation
2 l'activité physique
3 la gestion du stress
4 la joie ressentie dans ses actions
5 la sociabilité

Cette démarche demande une bonne connaissance des plantes et de leurs propriétés. Et demande un plaisir d'expérimenter des associations, de collaborer avec la Nature, en gardant un regard humble pour pouvoir s'adapter, reconnaître une erreur, évaluer l'efficience ou non des choix que l'on fait et savoir renoncer et réparer. Il faut accepter que votre geste soit limité, et que le non agir sera, de toute manière, tout aussi efficace. Car  tout système vivant retourne spontanément à l'état d'équilibre dynamique à travers des processus régulateurs. Et cela peut ne pas correspondre entièrement à vos aspirations; mais conviendra à l'harmonie du biotope. Dans cet échange, la plante que VOUS souhaitez intégrer, peut aussi, ne pas s'intégrer, pour des raisons que vous ne pouvez pas appréhender en fonction des limites de vos connaissances à un moment donné. Ces épisodes déstabilisants font partie des meilleures sources d'apprentissage.

Bonne expérimentation à tous!
Avec tout notre soutien,

Natacha.
Permacultrice à Permaforêt.

+infos sur le biotope de la fruticée


Régénérer le biotope du prunier sauvage

Cette démarche de phytosociologie appliquée s'inscrit dans la continuité et le respect des stratégies d'évolution des plantes. Elle est en phase avec le principe fondateur de la permaculture qui est: "Travaille AVEC la Nature, et non contre Elle". Pour que CULTIVER rime avec COLLABORER et plus avec DOMESTIQUER.

On observe la nature et on s'en inspire. On cultive en s'adaptant avec intelligence et bon sens. Le but est de recréer un design proche du biotope sauvage des espèces cultivées, qui réunit les conditions favorables, adéquates et efficientes depuis des milliers d'années.

En regroupant les espèces fidèles à vos arbres fruitiers, la biocénose associée à votre verger se recrée spontanément. Les interactions faune, flore et fonge retrouvent une harmonie dynamique comme dans une forêt fruitière.

Plus d'infos sur le biotope du prunellier
Plus d'infos sur le biotope du pommier
Plus d'infos sur le biotope de la fruticée.

Le biotope d'un verger en friche: mi cultivé, mi sauvage.
Votre terrain est en friche et "envahi" de "mauvaises herbes"? La belle aubaine! C'est le meilleur point de départ pour relancer votre verger potager. Une bonne partie de la biodiversité est déjà revenue s'implanter spontanément... Il vous reste à découvrir comment continuer le travail pour implanter votre forêt nourricière.
verger printemps 2010 - en friche depuis 2 ans ou plus.
verger hiver 2012-2013 - en friche depuis 4 ans.
Vous avez hérité d'un verger de votre grand-père et vous souhaitez prendre la relève... vous voulez garder le meilleur des techniques traditionnelles, faire le point sur les pratiques modernes, renouées avec des savoirs ancestraux et innover en agriculture naturelle et pérenne. La permaculture est faite pour vous!
régénération du verger - septembre 2014
verger en hiver - janvier 2015
Qu'est-ce que la permaculture?
La permaculture permet de faire vivre une site agricole en créant des stratégies dynamiques, productives, modérées et tolérantes. Le design est pensé de manière permanente, évolutive, intégratrice et participative.
Les pratiques, les techniques et l'éthique de culture se font dans la continuité et le respect de la vie du site et des stratégies d'évolution des espèces sauvages, efficaces depuis des millions d'années.

Les associations de plantes sont directement inspirées par le vivre ensemble harmonieux que les espèces instaurent au fil des saisons.

En permaculture, le but est de pouvoir participer à cet écosystème homme/ agri-culture/ nature spontanée. La permaculture entretient un continuum entre vie sauvage et pratique culturale. Peu de travail, peu de maintenance, un maximum de vie. Toujours se demander quel rôle, quelle place, quelle action pour travailler avec la Nature, pour collaborer et non pour lutter contre elle.

Avant de "détruire" une plante ou autre, il faut toujours chercher à comprendre.
Elle n'est pas là par hasard... La dissémination et les conditions favorables combinées ont permis la germination et la croissance de cette plante, en relation avec son environnement proche et de tout son environnement. Elle fait partie d'une chaîne alimentaire de la biodiversité. Il faut donc agir avec beaucoup d'humilité, d'imagination, d'observation, d'attention, de soin, d'intention: "To CARE" en anglais.

Qu'est-ce qu'une forêt nourricière?


Cultiver au delà des idées reçues.
La première étape est d'aller au delà des pratiques intensives de la monoculture. Il faut travailler avec la Nature et non contre elle. La biodiversité est et sera toujours l'avenir de notre planète.

Plantes sauvages, adventices,  insectes, champignons... ça demande quelques remises en causes sur des idées reçues. Dites vous toujours, rien n'est fondamentalement bon ou mauvais; et dans le problème réside souvent la solution. Faire collaborer tout ce petit monde, ça s'apprend. Le meilleur des apprentissages est d'abord de retrouver le goût de l'observation, du bon sens et de l'imagination.

Manger, boire, respirer, travailler doivent rester des activités libres. En tant que cultivateur, futur-e permaculteur-trice, votre rôle est donc de re-trouver une place active, autonome et humble dans ce monde pour cultiver, récolter et nourrir vos proches, vous même, et les autres si vous le souhaitez.

Pourquoi s'endetter pour enrichir des industriels de la pétrochimies, brider votre autonomie avec des machines et des semenciers, plutôt que de travailler pour se donner un coup de main?
30% de paysans suffiraient à nourrir tout un pays, toute l'année. L'agriculture, c'est l'avenir.

Observer et s'inspirer de la Nature.
Observer la biodiversité locale prend du temps. Quel plaisir retrouvé de mettre les mains dans la terre, le nez dans les fleurs, la tête dans les feuilles, le front sur l'écorce! Regarder, sentir, toucher, oser, identifier, reconnaître, dépasser ses peurs et ses idées reçues, comprendre, essayer, réussir, se tromper, apprendre de ses erreurs, transformer, optimiser. Les clés de la réussite sont aussi simples que ça! Et aussi dans de nouvelles manières de faire.

reconnaissance des plantes http://j-e.febvre.pagesperso-orange.fr/systematique/index.htm

La phytosociologie aide à comprendre les relations symbiotiques spontanées des plantes entre elles et la collaboration avec leur environnement: niveaux (canopée), associations, système racinaire, bactéries du sol, pollinisateurs, oiseaux, prédateurs, etc.

Le potager forêt est une formidable symbiose Homme Nature Nourriture qui répond à tous les besoins en termes d'autonomie alimentaire, de travail, d'agriculture, d'écologie et de vivre ensemble.

S'inspirer de la forêt fruitière sauvage: la fruticée.



Une forêt peut être comprise à plusieurs étages. Dans les pays tempérés, on identifie le tapis de sol, les plantes rampantes, les herbes en touffes, les herbes hautes, les plantes hautes, les plantes grimpantes comme les vignes et les lianes, les arbustes (60 cm à 2 m), les arbres jeunes (2 à 6 m),  les jeunes plants, les arbres moyens et les arbres fruitiers (10 à 15m), les arbres hauts ( <20 m) et très hauts (<30m). C'est un système multiple à étages. Il faut donc redonner du relief à l'agriculture, penser en 3D sous le sol et au dessus du sol.
La canopée
La mycosphère
La rhizosphère
Cas pratique:
Le verger sauvage.
verger été 2014
Les arbres présents sont: 1 cerisier, 1 pommier, 7 quetschiers d'Alsace, une dizaine de pruniers, 3 mirabelliers, des noyers spontanés, 4 cerisiers aigres. Se sont implantés: cornouiller sanguin, aubépine monogénique, aubépine épineuse, rosier des chiens, rosier des champs, des ronces, des ronce bleues, des rejets de pruniers par dizaines, du lierre grimpant, du fromental, des canches, du dactylis, du folle avoine, du lierre terrestre, de la berce spondyle, de la bryone, de l'aunée, de l'armoise, des séneçons, du liseron des haies, des groseilliers, des lichens, de la mousse... et bien d'autres.


verger juin 2014
Mes objectifs sont multiples: recréer des niches écologiques pour les plantes sauvages, oiseaux, animaux et insectes, revitalisation de la zone agricole, biodiversité locale, trouver un design de transition pour optimiser le verger traditionnel en verger sauvage, puis en forêt nourricière permacole à multi étages. Et apporter des courbes et de l'aléatoire dans le parallélisme d'antan.

Pour cela, j'essaie de comprendre les relations symbiotiques spontanées que les plantes ont mis en place entre elles durant ces 3 années de friche. J'observe ce qui se passent dans les autres vergers laissés à l'abandon ou plutôt en phase de retrouver leur autonomie, ce qui se passe en forêt... et aussi ce qui se passe dans les champs de mono culture et les chemins pour comprendre justement par comparaison ce qui se passe ou ne se passe pas. Comprendre les déséquilibres permet de comprendre les équilibres nécessaires à un système permacole. Comme on dit, le problème est la solution.

Imaginer le plus d'applications et de possibilités possibles pour optimiser les interactions positives et productives, que ce soit pour l'environnement et/ou pour pour l'alimentation familiale.

C'est fort intéressant et j'en découvre chaque jour. Ce qui me paraissait être une faune sauvage peut diversifiée est en faite d'une riche biodiversité... entrain de retrouver un équilibre. J'essaye donc de reconnaître, d'identifier et de comprendre les collaborations entre les plantes, les oiseaux, et les facteurs qui les amènent à se reproduire, se disperser ou se modérer, voir s'inhiber etc. L'approche phytosociologique me permet de poursuivre cette coopération du vivant (éco-partage, équilibre symbiotique, harmonie écosystémique, biodynamie).

Première étape: Observation et diagnostics
Observation des vergers en friche, comportements des plantes, variations des conditions...
Recensement local large (forêts, marais et chemins environnants jusqu'à 3-5 km), cueillette, semis.
Analyse phytosociologique du biotope du prunellier
Observation de mon potager en particulier
Transformer les facteurs limitants en avantage, taupe, limaces, oiseau, vent, humidité, pollution chimique etc...
Digérer les informations.
Diagnostics du sol, de l'eau et de l'air grâce aux plantes bio indicatrices.

le biotope du prunellier
+infos, consultez l'article "le biotope du prunellier".
phytotype prunus spinosa - base de données phytosociologique SOPHY


diagnostic de l'air:
lichens bio indicateurs de la qualité de l'air - le verger est passé du biotope 4 au biotope 2 en 3 ans.



base de données lichénique en photo : http://www.irishlichens.ie/
http://www.konrad-hd.de/lichenes/

traitement des maladies:





Ils procureraient à l'écorce un filtre d'air, un antigelif et un anti UVs toute  l'année. Ils sont persistants, résistes à des conditions extrèmes et permettent de transmettre un codage de reviviscence cellulaire, qui est une de leur caractéristique itinérante.

les lichens ont la capacité d'aider à soigner les maladies bactériennes et fongiques pathogènes sur les troncs d'arbres grâce aux champignons, aux micro algues et aux cyanobactéries.

Il est possible que ces organismes symbiotiques, qui sont aussi des révélateurs du ph de la sève d'un arbre, puisse transmettre des enzymes antibactériennes, anti biotiques, anti inflammatoire et cicatrisantes, voir de l'azote organique à l'arbre, notamment lors des stress hydrique et climatique, de blessures ou de feu bactérien.

L'association avec les mousses et les lichens sur les tailles laissent penser à un microcataplasme conservant l'humidité et l'échange ionique pour stimuler la cicatrisation saine de l'arbre, qui profiterait des enzymes de régénération cellulaire des algues, des champignons et des cyanobactéries, tout en fournissant une humidité à l'arbre pour cautériser lignine et cellulose sans perdre trop de solutés.

Voici des photos se symbiose spontanées entre des lichens, une plaie infectée par le chancre et la gomiliose sur un cerisier et une coupe de branche sur un prunier.

option spontanée durable: les lichens antibactérien.
On remarque que le premier lichen qui intervient est un Candellaria concolor, le lichen corail jaune, car il réagit à la différence de ph de la sève acide qu'exude de la plaie et produit des acindes aminées.
Les autres lichens gris bleu qui se développent sont des Parmellia. Dont Parmelia - Parmotrema perlatum et Punctelia borreri.
On observe aussi en périphérie un Umbilicaria pustulata (beige-marron) et Amandinea punctata (petits points noir), voir un Umbilicaria polyrrhiza (brun -noir)- non présent sur la photo, des Lecanoria chlarotera (petit tambour beige-brun cerclé de blanc gris). Les umbilicaria fourniraitent des antioxydants, de l'acide usnique, des antimicrobien et des anti fongique (antimoisissure), tout en permettant à l'orgnaisme hôte de maintenir en bonne santé ces organes vitaux en stimulants les globules blancs et le système lymphatique dans lequel baigne les cellules.
On trouve aussi dans le verger des Xanthoria, des Hypotrachyna, des Leptogium (rare),lomboria amplisma,  lecanora rugosela, 
Je vais expérimenter l'implant de ces lichens sur des jeunes arbres atteints, pour observer leur mutualisme et leurs effets sur la guérison du chancre. A suivre!
Je vais expérimenter l'implant de lichens sains sur des jeunes arbres atteints - encore dénués de lichens - pour observer leur mutualisme et leurs effets sur la guérison du chancre. A suivre!

C'est une troisième voie d'expérimentation très excitante, car je pars un peu dans l'inconnu et je n'ai à la base aucune connaissance des lichens... depuis, plus elle se développe (depuis environ 6 mois, presqu'un an), je trouve cet univers fascinant. Je réalise même des photos macro pour réaliser une exposition photo. (voir l'onglet EXPO).

option immédiate: les plantes médicinales, ici cataplasme de bryone.
effet immédiat: quelques minutes- quelques heures. 24-48h pour les plaies les plus infectées.
 antiecchymotique, cicatrisante, antifongique, antibactérien, antisceptique, antiparasitaire, insectifuge...
>>> pour plus d'infos sur les lichens, consultez l'article http://permaforet.blogspot.fr/2014/03/les-lichens-une-symbiose-atypique-entre.html

diagnostic de l'eau:


Deuxième étape: Design

Comprendre les interactions et les modéliser sous forme de "natural pattern", dessiner.
Croiser les informations et intégrer les cultures de variétés sauvages, oubliées et maraîchère.
Etudier la phytorémédiation, les barrières écologiques, les haies plantées, les barrière de vent et gel, les engrais verts, les répulsifs naturels, travailler sur les zone humide, les sols argilo-sableuse etc...
Designer à partir du terrain et de l'implémentation de départ, optimiser le design d'implémentation en culture traditionnelle vers un modèle permacole inspiré des natural patterns in situ, intégrer les associations de plantes, condenser la biodiversité locale et encourager les niches écologiques.
clé méthodologique: Utiliser les bases de données phytosociologiques pour régénérer le biotope sauvage de référence du Prunellier, du Pommier et du Noyer.


réalisation d'une haie pour les animaux et brise gel côté nord - printemps 2013.
printemps 2014





















Troisième étape: Collecte de semis et de plants et implémentation.
Préparer le terrain, défrichage avec soin, buttes, zones, passages, haies, hôtels à insectes, sélection d'arbres, collecte de semences, de plants, et d'herbes sauvages alentour, installation de récupération d'eau de pluie, de compost, de biomasse, top soil, biochar etc...
planter des arbres fruitiers et des espèces pérennes natives à haute valeur mellifère pour les pollinisateurs comme le chêne, l'érable champêtre, le merisier, l'aubépine. J'essaye de modérer l'usage d'acacia, très présent sur la région et qui a tendance à devenir envahissant.
Je sélectionne aussi des fixateur d'azote pour zone humide comme l'aulne glutineux et le saule.
implémenter les espèces annuelles après mai.
s'initier aux micro-organismes, aux EM (efficient micro organisms) aux fixateurs d'azote, à la mycrhorization symbiotique, aux champignons, au bokashi, aux toilettes sèches, à la mycorémédiation, aux techniques de kyusei natural farming.


Quatrième étape: implémenter et adapter
continuer à se former et à observer
trouver une gestion pérenne avec les graminées, les ombellifères, les ronces et les rejets de pruniers
réformer le design traditionnel de plantation en parallèle et imaginer un design en arc de cercle favorisant l'accès à la lumière en quinconce de manière panoramique (l'arche des pruniers).
régénérer les arbres fruitiers malades et dégénératifs, tailler, sélectionner des rejets pour donner 
de nouveaux arbres, nouvelle génération de pruniers.
régénérer le biotope forestier du prunellier en réintégrant des plants forestiers.
identifier et valoriser les microclimats dans le terrain, diversifier les compagnonnages phytosociologiques selon ces microbiotopes.
régénération du pommier réussie!
après 1 an: réactivation de la fructification ! mais le parasitisme et les pathogènes dominent; les pommes sont petites et malades
2 ème année d'associations symbiotiques (2013-2014), feuillage et fructification saines sur +65%,
encore 1 an de régénération (2014-15) et 1 année d'épanouissement (2015-16).
mirabellier sauvage spontané
(hybride spontané du porte greffe prunier cerise?)
la berce spondyle, hôtel à insectes naturel
des guêpes et des abeilles solitaires.
2014 - sélection de rejet de pruniers 2ème année.
la bryone - plante échymotique,
plante bio indicatrice d'un retour vers la forêt.
les pruniers
pommier régénéré en 2 ans d'associations symbiotiques, 3 pour être optimale.
création de buissons fruitiers, de haies brise vent, de microclimat accumulateur de chaleur.
le pommier
l'allée et les niches de mûres de l'Arche des Pruniers
design en arc de cercle pour réorienter la base de l'implantation en parallèle
été 2014.
niche écologique, brise vent et accumulatrice de chaleur
buisson de mûres sauvages en demi lune
printemps 2014. 
l'Arche des Pruniers

microbiotope marécageux en cours de création septembre 2014 au dessus de la nappe phréatique 
hot spot plein sud - niche accumulatrice de chaleur
plant de cerisier
niche écologique au coeur du verger pour les insectes et les animaux.
futur régénération de cerisiers aigres spontanés, rejets de mirabellier, chêne, alisier, tilleul
Communiquer avec les villageois et les passants. Mettre des photos et des pancartes sur le grillage le long du chemin, comme un story telling, pour monter/expliquer le travail dans le "verger sauvage" qui attise les remarques et les curiosités. Réaliser comme une petite exposition pédagogique permanente libre et en plein air.

S'initier à la vente de légumes (troc'légumes), à la transformation de produits, tartes, cookies, conserves, confiture, jus, vinaigre, recette sauvage. S'initier au poulailler et à l'apiculture.





Cinquième étape: gérer sur le long terme
Transition vers une forêt auto-gérée.

Sixième étape: site revitalisé et autonome. 

faible maintenance, réservoir écologique pour la faune et la flore.

http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/22/les-medecins-terre-rencontre-lydia-claude-bourguignon-252625
http://www.jardiner-autrement.fr/1-prevenir/nourrir-le-sol-et-les-plantes/51-les-besoins-des-plantes-pour-croitre-et-se-developper
http://bernard.lagrelle.pagesperso-orange.fr/AA%20culture/culture%20d%E9taill%E9e/fertilisation/role%20des%20elements%20mineraux.htm

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Des saveurs exotiques sous la neige? Et oui, il existe des goûts sucrés de mangue, de banane, de
goyave, de datte, d'agrume et des saveurs rosés, musqués, épicés dans les variétés nordiques. Ce sont des espèces peu connues, oubliées et même sauvages qui ont été passées sous silence... Ces variétés ont des qualités gustatives et nutritionnelles hors du commun, jusqu'à 30 fois la teneur en vitamines C d'une orange par exemple. Merci la biodiversité! Serez-vous assez curieux pour les re-découvrir?

Au XVII ème siècle, la bourgeoisie se porte plus ouvertement vers les variétés exotiques ramenées des colonies comme symbole de leur richesse. Dans le même temps, l'exode rurale conduit nombre de paysans à quitter leurs campagnes pour devenir ouvriers en ville, censurant par là même leur culture paysanne et leur connaissance des plantes sauvages et des légumes traditionnels. Les traumatismes des guerres mondiales stigmatisent profondément…

Semis, Bouturage et Marcottage et autres techniques de multiplication végétative.

Bouturage, marcottage et pollinisation croisée. 
Bouturer les plantes mères est une manière efficace et rapide de multiplier les plantes, vignes, arbres et arbustes, mais pas que.
Cette technique permet de garder la génétique d'une plante choisie, ses propriétés, son goût, sa maturité, ses résistances naturelles. C'est possible d'opérer à partir des jeunes rameaux de bois vert de moins d'un an au printemps, avant le débourrage des bourgeons, juste à la sortie de l'hiver ou à la fin de l'été-début de l'automne. Cela fonctionne également avec les rejets, un rhizome, une racine, voir d'une feuille selon le pouvoir régénérant de la plante. Les plantes aquatiques, les lianes, vignes, les cannes et les fabacées sont parmi les plus prolifiques; c'est pour cela qu'elles sont souvent envahissantes.

Plusieurs techniques: bouturage simple (plantes feuilles, tomates) bouturages en aquaponie (menthe, basilic, carotte, betterave, patate douce, papyrus, avocat…

La symbiose des lichens.

Les lichens sont des organismes complexes, aux formes et aux couleurs extraordinaires. Ils existent depuis des millions d'années. Ce sont les premiers êtres vivants qui ont colonisé la croûte terrestre. Ils sont pourtant méconnus. Qu'est-ce qu'un lichen?

En réalité, ce n'est pas "UN" organisme, mais DES organismes, vivant en symbiose. Ils forment un
corps symbiotique de plusieurs symbiotes d'un champignon, d'une algue et de cyanobactéries. Le plus souvent, les lichens sont des organismes constitués de deux partenaires.

Le partenaire fongique, le champignon, représente plus de 90 % de sa biomasse. Le partenaire chlorophyllien, le végétal, le complète. Le plus souvent, il s'agit d'un champignon ascomycète (15000 espèces); on les appelle des ascolichens. Le champignon peut également être un basidiomycète (200 espèces) ou un deuteromycète (50 espèces). Le partenaire fongique s'associe à une algue unicellulaire ou filamenteuse.

Ils forment ens…

Micro-organismes EM et bokashi

Ah! L'Automne! Les températures redescendent en dessous de 20°C, les soirées se rafraîchissent et nous faisons les premiers feux de bois. Dès le premier coup de vent, la forêt se pâme de son manteau de feuilles mortes. Et avec elles, les premières effluves des fruits qui fermentent sur le sol. La vie microbienne bat son plein!

C'est le moment opportun pour faire son bokashi d'automne qui va nous servir à renforcer les forces immunitaires et anti-oxydantes du sol pour l'hiver et aider l'arbre et les plantes à lutter contre le stress du froid, des blessures, du gel et de l'excès ou du manque d'eau.

Le biotope du pommier

Le pommier communmalus communis partage le
même biotope que son homologue forestier, le pommier sylvestremalus sylvestris dont certaines espèces cultivées sont issues.
Le pommier vit en moyenne 70 ans et peut atteindre les 100 ans localement. Il fructifie bien jusqu'à 30 ans.
La chênaie-hêtraie claire correspond à son environnement forestier, et plus spécifiquement leur situation en haie fruitière, en fruticée ou dans une clairière.

Les espèces de malus, prunus et de pirus partagent le même biotope. Pommier sauvage, pommier commun, poirier sauvage et poirier commun affectionnent les mêmes plantes compagnes. Ainsi que le cognassier, Cydonia oblonga, que l'on surnomme la pomme de Cydonie ou la poire de Cydonie. Le néflier d'Europe partage aussi une écologique similaire.


















erratum 4:39 germandrée mélampyre des prés


+ la vidéo des résultats de la régénération d'un pommier cultivé est tournée, montage en cours.


Graminées sauvages comestibles

La majorité des graminées sauvages ou cultivées sont comestibles. Les céréales s'accommodent très
bien des sols acides et pauvres, en plaine ou en montagne; on les retrouvent au delà de 3000m d'altitude.

Les graines peuvent être moulues en farine ou torréfiées avant d'être consommées cuites, en bouillie, grumeaux, céréales, pain, pâtes, ou succédanés de café.

Les variétés cultivées ont été sélectionnées et multipliées pour leur teneur en gluten, parfois au delà de 70%, afin de résister aux manipulations des pétrins mécaniques: la pâte obtenue devient suffisamment élastique pour permettre la préparation industrielle. Les préparation industrielle en nécessite pas tant de gluten et peut tendre vers des teneurs inférieurs à 8%, voir nulle, comme avec les farines de riz, de maïs, de quinoa, de millet, de sorgho, du petit épéautre, de soja ou de sarrasin.

Les céréales anciens ou sauvages sont pauvres en gluten, moins de 8% et donc excellents pour la santé. Les quelques espèces …