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Le biotope de la Mélique

Les céréales forestières 

Sorgho des bois, Millet des bois, Brachypode des bois... Ces céréales sauvages des sous-bois sont comestibles et vivaces. Elles tolèrent des situations mi-ombragées et fraîches. 

Ces graminées sauvages comestibles tolérantes à l'ombre rendent la céréaliculture possible en agroforesterie. On peut associer une culture de cerisiers avec du sorgho des bois et du millet des bois par exemple.



 analyse du biotope en cours 

LE BIOTOPE DE LA MÉLIQUE A UNE FLEUR


La Mélique à une fleur, melica uniflora, est une graminée comestible. Cette céréale vivace pousse dans les sous-bois dans les forêts de hêtres, merisiers, chênes sessiles, frênes et ormes.

Le biotope de la mélique à une fleur est compatible avec :

  • l'agroforesterie sorgho des bois, millet des bois + vesce + cerisiers, chêne, hêtre, orme, érable, frêne, charme, tilleul + aulne
  • la céréaliculture forestière : sorgho des bois, millet des bois, brachypode des bois + vesce des haies
  • l'arboriculture : cerisiers, pommiers, sorbier, néfliers, aubépine, noisetiers, arbousier, églantiers + aulne.
  • le maraîchage : fraise des bois, poireaux, ciboule, ciboulettes, alliaire, mâche, géranium robert, lamier, violette + vesce, pois, lentilles.
  • la myciculture : saprophytes, notamment grandes lépiotes, pieds bleus, verpes.
  • l'apiculture : tilleul, érable, merisier, cerisier, pommier, églantier, rosier, aubépine, prunellier, géranium robert, noisetier, lamier, fraise des bois, vesce, violette.

CLÉS DE DESIGN :


  • Cultiver avec l'ombre, le vent et l'humidité atmosphérique
  • Cultiver en pente
  • Cultiver avec les plantes fixatrices d'azote, la vesce des haies
  • Cultiver avec les fourmis
  • Cultiver avec les abeilles solitaires, comme les Eucéra tuberculata.
  • Cultiver avec les champignons saprophytes, comme la grande lépiote.


LES BIOTOPES


La Mélique à une fleur partage 9 biotopes parmi les formations végétales de :
Les Hêtraies, les Chênaies-frênaies, les galeries de Charme-houblon, les Chênaies vertes de Corse.

  • Les Hêtraies neutrophiles à humus doux, MULL
    Hêtraies neutrophiles Asperulo-Fagenion (Galio odorati-Fagenion)
    Forêts médio-européennes ou atlantiques sur sols neutres ou voisins de la neutralité, avec humus doux (mull), caractérisées par une forte représentation d'espèces appartenant aux groupes écologiques d'Anemone nemorosa, ou Lamiastrum galeobdolon, ou Galium odoratum et Melica uniflora,
    + divers Dentaria en montagne avec une strate herbacée plus riche et plus abondante
  • Les Hêtraies à MéliqueHêtraies et chênaies-hêtraies collinéennes médio-européennes de l'arc hercynien et des régions périphériques, du Jura, de la Lorraine, du Bassin Parisien et de la Bourgogne.Hêtraies à Mélique Melico-Fagetum, Asperulo-Fagetum, Cardamino bulbiferae-Fagetum, Hordelymo-Fagetum, Lathyro-Fagetum
  • Hêtraies calciclines à Mélique Hêtraies légèrement fraîches développées sur roche mère calcaire avec des sols caillouteux, neutres ou faiblement acides, parfois à humus carbonaté, avec Galium odoratum, Melica uniflora, Mercurialis perennis, Lathyrus vernus, Asarum europaeum, Hordelymus europaeus, Epipactis helleborine, E. leptochila, Neottia nidus-avis, Circaea lutetiana, Viola reichenbachiana.
  • Hêtraies neutroclines à Mélique
    Hêtraies développées sur des sols plus ou moins profonds de loess argileux brun, moins riches en plantes calciphiles et plus riches en espèces tolérantes à la sécheresse et à l'acidité ; Melica uniflora (dans les formatons du Nord) et Galium odoratum sont habituellement bien représentés ; Carex brizoides, C. pilosa, Milium effusum sont caractéristiques de divers sous-types.
  • Hêtraies oro-cantabriques sub-humides 
    Carici sylvaticae-Fagetum
    Hêtraies neutrophiles des secteurs montagnards subhumides des montagnes cantabriques et, localement, du Nord du domaine ibérique, avec Carex sylvatica, Galium odoratum, Lathyrus occidentalis, Melica uniflora, Mercurialis perennis, Paris quadrifolia, Scilla lilio-hyacinthus.
  • Chênaies-frênaies pyrénéo-cantabriques 
    Polystico setiferi-Fraxinetum excelsioris, Crataego laevigatae-Quercetum roboris, Mercurialidi perennis-Fraxinetum excelsioris, Isopyro-Quercetum roboris
    Forêts dominées par Quercus robur , ou, dans certaines parties des Pyrénées et à l'intérieur des montagnes cantabriques, par Q. petraea, avec Fraxinus excelsior, Tilia platyphyllos, Corylus avellana, Acer campestre, A. pseudoplatanus, Prunus avium, Ulmus glabra, de nombreux arbustes et lianes, Hedera helix abondant, de nombreuses fougères comme Polystichum setiferum, Dryopteris affinis, D. dilatata, Asplenium scolopendrium, et avec Arum italicum, Veronica montana, Hypericum androsaemum, Primula vulgaris, Pulmonaria longifolia, Helleborus viridis subsp. occidentalis, Isopyrum thalictroides, Ajuga reptans, Carex sylvatica, Bromus racemosus, Melica uniflora, des étages collinéens, sub-montagnard et, sous une forme quelque peu appauvrie avec Crataegus laevigata , de l'étage montagnard du piémont des Pyrénées.
  • Chênaies aquitano-ligériennes sur sols lessivés ou acides
    Rusco-Quercetum petraea
    Forêts siliceuses thermoclines de Quercus petraea, Q. robur, Sorbus torminalis, S. domestica, Pyrus communis, Malus acerba, Ilex aquifolium, Mespilus germanica avec une sous strate de Ruscus aculeatus, Festuca heterophylla, Pulmonaria longifolia, Melica uniflora et les groupes de Deschampsia flexuosa et Convollaria majalis du Quercion.
  • Galeries de Charmes Houblon
    Melico uniflorae-Ostryetum Galeries alluviales du Var dominées par Ostrya carpinifolia dans le sud-est de la France, avec Ulmus minor, Populus alba, Salix elaeagnos, Alnus glutinosa, Fraxinus ornus, Acer campestre A. opalus, Quercus pubescens, Cornus sanguinea, Ligustrum vulgare, Laurus nobilis, Tamus communis, Hedera helix, Viola reichenbachiana, Euphorbia dulcis, Brachypodium sylvaticum, Melica uniflora, Carex pendula, C. digitata et le rare Carex grioletii.
  • Forêts de Chênes verts des collines corses
    Orno-Quercetum ilicis Formations de Quercus ilex de l'étage méso-méditerranéen supérieur de Corse avec Arbutus unedo, Erica arborea, Viburnum tinus, Ilex aquifolium, Daphne laureola, Teucrium scorodonia, Helleborus lividus, Cyclamen repandum, Sanicula europaea, Melica uniflora ; souvent installées sur des versants abrupts, elles incluent davantage de peuplements à caractéristiques forestières que les formations de basse altitude. (500-600 m à 1100-1200 m) 
sources : Corinne Biotope.

L'OPTIMUM ÉCOLOGIQUE


La plante totem : Luzule printanière, luzula pilosa.
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L'optimum écologique de la Mélique à une fleur, melica uniflora, sont les sous-bois herbacées acidophiles médio-européens, caractérisés par les formations végétales de Luzule printanière, luzula pilosa.







sources : Tela Botanica, base de données phytosociologique Eveg Philippe Julve.


LES ELEMENTS PEDO-CLIMATIQUES

Bois et rochers ombragés, dans presque toute la France.

Température : mésotherme
Lumière : hémisciaphile
Humidité édaphique : mésohydrique
Humidité atmosphérique : aéromésohygrophile
Niveau trophique : mésotrophile à méso-eutrophile
pH : acidophile
Exposition, pente : plat, pente
Dynamique : climacique

source: eVeg , 16/4.2 Luzuletalia pilosae sous-bois herbacés médioeuropéens, acidophiles.










CLES DE DESIGN 


  • Cultiver en pente
  • Cultiver avec l'érosion
  • Cultiver en sous-bois
  • Cultiver avec le vent - corridors aériens pour le transport de pollen, de spores, des phytohormones, l'accessibilité des pollinisateurs au sous-bois et aux oiseaux, la diffusion de l'humidité atmosphérique, la ventilation du sous-bois.
  • Cultiver avec l'eau ruisselante 
  • Cultiver avec la sécheresse
  • Cultiver avec les contrastes hydriques
  • Cultiver avec les fourmis
  • Cultiver avec les abeilles solitaires
  • Cultiver avec les bactéries fixatrices d'azote 

BIODIVERSITE


La Mélique à une fleur s'associe à 2561 plantes compagnes. 28 plantes compagnes sont bio-indicatrices. Elle partage les mêmes caractéristiques socio-écologiques que 22 plantes.


LES PLANTES COMPAGNES

Hêtre, Charme, Frêne, Chêne sessile, Tilleul à petites feuilles, Tilleul à grandes feuilles, Merisier, Érable plane, Érable sycomore, Alisier, Orme.
 Aulne glutineux

Érable champêtre, Aubépine, Sorbier, Cormier, Poirier, Arbousier, Laurier Noble, Viorne.


Noisetier, Houx, Troène, Néflier, Cornouiller sanguin, Bruyère arborescente, Fusain.


Lierre grimpant, Chèvrefeuille des boisRosier des champs, Houblon, Tamier,



Fougère mâle, autres polistics, polypode commun




lamier jaune, euphorbe des bois, mercuriale vivace, sceau de salomon, géranium robert, pulmonaire semblable, stellaire holostée, fraise des bois, arum.

vesce des haies, gesse printanière, gesse jaune.


lierre grimpant, violette des bois, aspérule odorante, fraise des bois, anémone, sanicle d'Europe, potentille faux-fraisier, petite pervenche, méringie trinervée, véronique des montagnes, oxalis des bois, mâche.

eurhynchium striatum


grande lépiote, pieds bleus, entolome d'avril, verpes.



légende : les plantes compagnes fidèles, les plantes compagnes socio-écologiquement similaires, observation de terrain. 

sources : Base de données phyotosociologique SOPHY
liste plantes fidèles bio-indicatrices : http://sophy.tela-botanica.org/PSHTM/PS8083.htm
listes plantes fidèles abondantes : http://sophy.tela-botanica.org/txtabd/PD6034.html
liste plantes compagnes abondantes : http://sophy.tela-botanica.org/txtsia/PA6034.html
corinne biotope : http://vigienature.mnhn.fr/sites/vigienature.mnhn.fr/files/uploads/vf_corine_biotopes_complet.pdf



ANALYSE ECOSOCIOLOGIQUE

BIOCENOSE VEGETALE

 analyse du biotope en cours 

On trouve 2561 variétés de plantes différentes dans les milieux à Mélique, tous biotopes confondus. La Mélique à une fleur est fidèle à 27 plantes compagnes, qui sont bio-indicatrices de sa présence ou de son abondance. 

Les arbres


4 espèces sur 22 sont des arbres caduques, avec un potentiel de 11 autres arbres. Toutes ces espèces sont des feuillus caduques. Ces arbres sont bio-indicateurs des milieux boisés, ombragés et frais, ce qui témoigne de la dynamique écologique de transition vers la forêt de hêtre.

>>> la strate arborescente caducifoliée est importante pour la culture de la mélique.

Les fruitiers

Les arbres fruitiers sont peu présents en milieu ombragé et en sous bois. On les retrouve plutôt en lisière. Les grands arbres fruitiers sont le merisier et l'alisier torminal.

Les fruitiers forestiers tolérants à la mi-ombre sont le noisetier, l'aubépine, le néflier, l'alisier, le sorbier mais ils ne fructifient qu'en situation ensoleillée.

Les fruitiers des haies et ourlet forestiers secs et rocheux sont les aubépines, les néfliers, les poiriers, les cormiers, les arbousiers, auxquels on peut rajouter les cognassiers.

Pour optimiser la culture de mélique dans un verger, on optimise le couvert arbustif par des fruitiers comme les cerisiers, les sorbiers, les néfliers, les cognassiers, les poiriers, les nashis, les sorbiers, les cormiers, les arbousiers, les lauriers, les feijolas, selon qu'on se trouve dans un milieu frais et ombragé, ou sec et rocheux.

>>> la haie fruitière est présente en lisière du biotope.


Les arbrisseaux et les buissons

Les herbacées

Les poacées

Les couvresols


LES PLANTES MEDICINALES

 analyse du biotope en cours 

Le Géranium robert

Le Lierre grimpant

Le Gaillet gratteron

Le Lamier jaune

LES PLANTES D'OMBRE ET D'HUMIDITE

Afficher l'image d'origineLes fougères et les mousses sont des plantes d'ombre; elles se multiplient par voie végétative ou avec des spores. Pour se multiplier, l'eau et l'humidité atmosphérique sont essentielles.

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Dans le biotope de la mélique à une fleur, l'eau ruisselante est présente, avec une humidité atmosphérique importante, des brumes et une pluviométrie importante, notamment en automne, en hiver et au printemps.




Les Fougères

La fougère mâle

La fougère mâle, polistichium filix-mas, ou polistic, est la fougère principale de ce biotope. C'est une plante vivace.
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Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origineAfficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine
les autres fougères potentielles : Polystichum setiferum, Dryopteris affinis, Dryopteris dilatata, Asplenium scolopendrium,polypodium vulgare. (photos internet).

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la polypode commune, la réglisse des bois, sur roche 
la racine est comestible, elle a un pouvoir sucrant 300 fois équivalente au sucre, un peu comme la stevia; elle était cultivée autrefois. Elle a un goût caractéristique de réglisse.







Les Mousses

 analyse du biotope en cours 

BIOCENOSE BACTERIENNE

LES PLANTES FIXATRICES D'AZOTE

Les vesces des haies

Afficher l'image d'origineLa Mélique à une fleur est une poacée vivace des sous-bois. Elle s'associe préférentiellement avec une herbacée fixatrice d'azote vivace grimpante: la vesce des haies. Elles vivent en symbiose avec les bactéries rhizobium.

La vesce des haies est une fabacée vivace. Elle fixe l'azote atmosphérique dans le sol grâce à la symbiose avec les bactéries Rhizobium, dans des petits nodules roses le long des racines. C'est une excellente fixatrice d'azote. Elle est vivace.
La Vesce des haies fleurit de mai à novembre. Elle est pollinisée par des abeilles solitaires inféodées aux fabacées comme les Anthophoras et les Eucéras tuberculata

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L'Eucéra tuberculata butine uniquement les fabacées, et principalement le nectar de la vesce des haies. Elle nidifie dans le sol. Ces abeilles solitaires participent à la pérennité de la relation symbiotique entre la Mélique à une fleur et la Vesce des haies, en favorisant la pollinisation et donc la régénération de la banque de graines du sol de la principale plante fixatrice d'azote du milieu : la vesce des haies.

>>> Les interconnexions symbiotiques pour la fixation et la biodisponibilité de l'azote dans le sol pour la Mélique s'étendent à plusieurs organismes : Ecéra tuberculata, Vesce des haies, Bactéries Rhizobium, Mélique à une fleur.

Les jeunes gousses vertes sont consommables à la manière des fèves et des petits pois. Les graines sèches de fabacées sont toxiques à forte dose.

Autres biotopes: gesse jaune, gesse des montagnes.


BIOCENOSE FONGIQUE

Les saprophytes

La grande Lépiote


Les grandes Lépiotes
 étude du biotope en cours 




Les conditions favorables :
l'érosion, les pluies ruisselantes, la couverture du sol par les méliques, ...

le rôle des mésanges, des becs casse-noix, des écureuils ?

Le compagnonnage avec les fourmis.

L'abeille terricole Eucéra tuberculata participe-t-elle de manière directe ou indirecte à la banque de graine du sol ? Est-elle un vecteur de dispersion des spores de grandes lépiotes dans le sol dans des conditions favorables ? (observation à faire).


>>> +infos, voir le biotope de la Grande Lépiote (en cours).

BIOCENOSE ANIMALE 

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Les Abeilles solitaires et les Bourdons

Les Anthophoras et Les Eucéra. 
Ces abeilles solitaires participent à la pérennité de la relation symbiotique entre la Mélique à une fleur et la Vesce des haies, en favorisant la pollinisation des vesces et donc la régénération de la banque de graines du sol. Eucéra tuberculata est inféodée aux fabacées.

L'Eucéra tuberculata butine uniquement les fabacées, et principalement le nectar de la vesce des haies. Elle nidifie dans le sol.

Cette abeille terricole participe-t-elle de manière directe ou indirecte à la banque de graine du sol et à la dispersion des spores de grandes lépiotes dans le sol dans des conditions favorables ? (observation à faire).

On peut proposer la présence de L'Eucéra comme bio-indicatrice :
  • de la qualité du couvert végétal par les herbacées
  • de la qualité de la relation symbiotique fabacées - poacées
  • de la nature meuble et limoneux du sol - pour nidifier.
  • de la qualité de la rhizosphère des ligneux.

Les autres plantes sont pollinisées par les bourdons, notamment les lamiacées comme le lamier jaune.

CLE DE DESIGN : CULTIVER AVEC LES ABEILLES SOLITAIRES
 >>> La biodisponibilité de l'azote dans le sol dépend de la présence de la vesce des haies, des bactéries Rhizobium et des abeilles Eucéra. L'aménagement d'hôtel à insectes pour abeilles solitaires et le semis de fabacées, notamment de la vesce des haies, favorisent la dynamique écologique du milieu.


Les fourmis des bois


La majorité des plantes couvresol, des herbacées et même certaines arbres (le merisier) du biotope de la Mélique sont des plantes myrmécophiles, c'est-à- dire en relation mutualiste avec des fourmis pour leur protection, pollinisation ou leur dissémination.

% des herbacées du biotope de la Mélique à une fleur sont des plantes myrmécochores :
les vesces des haies, les euphorbes des bois, les mercuriales, les violettes, les pensées, les anémones, les fraisiers, les lamiers, les millet des bois, la mélique à une fleur, la luzule des bois, la stellaire holostée, les mâches

 analyse du biotope en cours 


CLE DE DESIGN : CULTIVER AVEC LES FOURMIS
>>> Les Fourmis favorisent la protection des herbacées, leur pollinisation et la dissémination des graines. Elles participent à la dissémination des spores de champignons.


Les araignées
avec euphorbes, merisier, litière, autres.

relation mutualiste ou co-occurente entre fourmis, araignées, chenilles, pucerons et plantes (mélique, euphorbe, merisier, charme, orme, hêtre, chêne ...)

 en observation. 

les crickets des bois

la litière de feuilles de chêne et de graminées, peut-être une interaction ou une bio-indication avec les champignons.

 en observation. 


PERMACULTURE


Le biotope de la mélique à une fleur est compatible avec les activités permacoles suivantes :


 AGRICULTURE 

  • l'agroforesterie sorgho des bois, millet des bois + cerisiers, chêne, hêtre, orme, érable, frêne, charme, tilleul
  • la céréaliculture forestière : sorgho des bois, millet des bois, brachypode des bois
  • l'arboriculture : cerisiers, pommiers, néfliers, aubépine, noisetiers, arbousier, églantiers
  • le maraîchage : fraise des bois, vesce, pois, lentilles, poireaux, ciboule, ciboulettes, alliaire, mâche, géranium robert, lamier, violette.
  • la mycoculture : saprophytes, notamment grandes lépiotes, pieds bleus, morilles, verpes.
  • l'apiculture : tilleul, érable, merisier, cerisier, pommier, églantier, rosier, aubépine, prunellier, géranium robert, noisetier, lamier, fraise des bois, vesce, violette.

PARACULTURE



A Permaforêt, la mélique a une fleur est naturellement présente en forêt. Deux biotopes sont favorables à sa culture in situ.


L'ETHIQUE

La paraculture est la culture-cueillette régénérative d'une ressource sauvage comestible disponible et abondante. Le but est de favoriser sa pérennité et son abondance, sans la domestiquer. La reproduction des plantes et des champignons est favorisée sur place, à l'endroit où ils poussent directement. Les gestes de culture consistent à assurer la pollinisation et la dissémination spontanée des ressources comestibles, dans une conscience globale, mais partielle, floue, subjective, changeante et non exhaustive, du milieu.

La paraculture modifie ou non le milieu afin d'assurer la biodisponibilité de la ressource comestible. L'approche culturale est écocentrée, et non anthropocentrée et sans recherche de domestication ou d'appropriation de la ressource. Une partie de la récolte est laissée sur place (10% ~ 30 % minimum), pour la reproduction spontanée de la plante, la diversité génétique et la nutrition des animaux.

Par exemple, dans le paracultre expérimentale de la Mélique, seules les graines sont récoltées; la biomasse de la plante est laissée sur place, notamment afin de servir de substrat d'inoculation pour les lépiotes, déjà présente sur place. On participe aussi à favoriser la multiplication végétative en divisant les touffes rhizomateuse de Mélique, pour compenser la prise de graines.

L'empreinte anthropique devrait donc permettre d'assurer la pérennité de la plante, d'augmenter sa multiplication végétative et sa diversité génétique, en améliorant les conditions favorables du milieu.

Dans la Nature, tout animal modifie son milieu et devient par là même, un vecteur des espèces qui lui correspondent. Cette relation peut évoluer en co-occurence, en mutualisme voir en symbiose. L'art cultural de la paraculture consiste à trouver un design qui intègre l'homme comme un vecteur positif.

LE DESIGN ECOSYSTEMIQUE


Un design holistique intègre le cultivateur dans l'écosystème de la Mélique à une fleur comme un vecteur positif pour la plante et ses relations écosystémiques. 

Les gestes d'aménagement consistent à accompagner des processus naturels ciblés, qui découlent de l'observation des conditions favorables et de la compréhension holistique du milieu (voir analyse écosociologique, clés de design). L'empreinte anthropique est ainsi favorable au déroulement des cycles naturels.

LES STRATÉGIES COLLABORATIVES

Le design et les gestes qui favorisent la Mélique à une fleur :

semis spontané et multiplication végétative de Mélique à une fleur - culture en pente >20%
  • favoriser la dissémination des graines par une culture en pente (semis barochores + repiquage par division rhizomateuse ou de touffe d'herbe) (voir dessin)
  • favoriser la création de microniches biologiques (voir dessin)
  • favoriser la couverture du sol et l'ombrage
  • favoriser les corridors aériens pour la pollinisation, la présence d'auxiliaires, la circulation de phytohormones et des COV médicinaux, l'aération continu du sous-bois ombragé et humide.
  • favoriser la circulation de l'humidité atmosphérique pour les fougères, les mousses et la biodisponibilié naturelle de l'eau.
  • favoriser la couverture du sol par les plantes sauvages selon la succession écologique du milieu, notamment par la décomposition de la mélique à une fleur en hiver.
  • assurer la présence des fourmis, des abeilles solitaires, des micro-organismes du sol
  • favoriser la biodiversité des plantes compagnes sauvages, avec possibilité de l'enrichir en connectant différents milieux par les corridors écologiques, les chemins et les écotones, ou en plantant des espèces domestiques socio-écologiquement similaires (néfliers, cormiers, cognassiers, arbousiers, poiriers, nashi...)
  • favoriser la mycorhization de la mélique avec les fabacées fixatrices d'azote vivaces, notamment la vesce des haies.
  • favoriser la multiplication du mycélium de champignons saprophytes dans la litière, et les grandes lépiotes.
Microniche biologique pour cultiver en pente, en milieu sec, sableux, rocheux ou érodé.

LES CULTURES SAUVAGES

Dans la forêt-jardin, deux zones sont propices à la paraculture de la Mélique à une fleur et des ressources compagnes. On choisit de favoriser l'association principale suivante : mélique à une fleur, vesce des haies, grandes lépiotes (mycogardening) & géranium robert, fraise des bois, stellaire, violette, mâche.

Pour ce biotope, on paracultive ensemble les ressources comestibles et médicinales suivantes :

  • les merisiers
  • les ormes
  • les frênes
  • les sureaux
  • la mélique à une fleur
  • le millet des bois
  • le géranium robert
  • le lamier jaune
  • la mâche
  • la stellaire
  • la violette
  • les fraises des bois
  • le polypode commun ( la réglisse des bois)
  • la grande lépiote
  • les verpes
  • les pieds bleus

LA RÉCOLTE



LES OUTILS

La récolte se fait manuellement, avec un panier. On est entrain de réfléchir à la confection d'un peigne en bois avec un réservoir qui respecte la plante, inspiré d'un peigne à myrtilles et des peignes japonais en bois pour les coiffures.

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A PERMAFORÊT

MILIEU 1 : La frênaie-ormaie à mélique.

biotope de la mélique sous frênaie-ormaie, printemps 2016

La Mélique à une fleur est abondante sur une surface de 1500m² environ en sous-bois, sur les pentes ruisselantes d'une frênaie-ormaie. Elle occupe une surface supérieure à 50% du couvresol, en compagnonnage avec le géranium robert, le gaillet gratteron, le lierre, le lamier, la violette, la stellaire et quelques ronces.

Cet emplacement est propice à la culture régénérative de plusieurs ressources comestibles :

Au printemps, la strate herbacée est couverte par les violettes, des fraises des bois, la mélique à une fleur, le géranium robert et le gaillet gratteron, et quelques verpes.

A la fin de l'été, on y récolte également des grandes lépiotes en abondance.

En automne, on trouve des violettes, des fraises des bois, du mourron blanc.

En hiver, on trouve du mourron blanc (stellaire) et de la mâche.

biotope de la mélique sous frênaie-ormaie, été 2015.

DESIGN

 


>>> Ce biotope est propice à la paraculture de sorgho des bois, de vesces des haies, de grandes lépiotes, de géranium robert, de violette, de mâche, de sève de frêne.


MYCOGARDENING

On choisit de favoriser l'association principale suivante : mélique à une fleur, vesce des haies, grandes lépiotes (mycogardening) & géranium robert, fraise des bois, stellaire, violette, mâche.




  • un specimen mûr prélevé pour analyse (une sporée et l'échantillon de mycélium sera réintroduit dans l'environnement de culture)
  • sporée aléatoire (pour diversité génétique et épigénétique)
  • sporée spécifique (taille, goût, saveur, qualité nutritionnelle, adaptabilité, facilité de culture)
  • multiplication par aérodispersion des spores, dans un vaporisateur avec un milieu aqueux nutritif (eau de source, miel, elixir de plantes compagnes et EMs, bactéries).
  • multiplication par zoochorie (compagnonnage avec les fourmis - enrobage des graines de mélique avec des spores de lépiotes déposés sur les fourmilières)
  • multiplication végétative du mycélium : par empreinte de mycélium, clonage naturel (équivalent au bouturage), par repiquage des pieds.
  • culture de micro-organismes du milieu, empreinte d'EMs à partir de son de mélique et de plantes compagnes.


 Expérimentation en cours 




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MILIEU 2 : La clairière aux fougères et aux merisiers.


Une autre implantation est en cours de régénération dans la clairière aux merisiers et aux fougères aigles.

La création de bordures, de fauche, de chemins à fait lever la dormance cet hiver des graminées, dont le millet des bois et la mélique à une fleur.

Dans cette zone, on trouve aussi des pommiers, des merisiers, des frênes, des néfliers, des sureaux, du houblon, du chèvrefeuille, des ronces, des cardamines, des alliaires, des pieds bleus, des verpes, des entolomes d'avril, et probablement des grandes lépiotes.














DESIGN

 design en cours 


>>>  Ce biotope est propice à la polyculture de merisier, cerisier, pommier, poirier, nashi, néflier, cognassier, sureau, tilleul, ronces, houblon, alliaire, fraise des bois, poireaux, millet des bois, sorgho des bois, pieds bleus, verpes.

 Expérimentation en cours 



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Le biotope du Noyer - 1ère partie. Le noyer est-il si toxique?

Le Noyer, Juglans Regia, est un arbre à noix cultivé depuis plus de 1000 ans.
Le noyer est-il un arbre toxique? Le noyer est l'un des arbres cultivés les plus controversés. 
Le Noyer a aussi une bonne réputation: il indique les terres arables de bonne qualité. L'arbre est bio indicateur des terres équilibrées, riches en azote, en argile et en eau. Le complexe argilo-humique est souvent excellent.
Le noyer pousse aussi dans des conditions d'hydromorphisme et dans des sols saturés en nitrates. Il tolère même des stations anaérobies, polluées par les nitrites, les molécules chimiques et les métaux lourds.
Au Moyen Age, nombre de paysans français rechignaient à planter des noyers dans les vergers. Les seigneurs accordèrent des aides aux agriculteurs qui en plantaient pour maintenir la culture du noyer dans les campagnes.
C'est un arbre à la mauvaise réputation dans les vergers à cause de sa composition en juglone, un composé chimique qui inhibe la germination et la respirat…

Plantes bio indicatrices

la version actuellemnet en ligne date de 2013 actu 2018: j'aimerais actualiser complètement cet article...
L'observation de la végétation fournit de nombreuses indications sur le sol, sa qualité, sa structure, sa composition, son PH et sur la disponibilité des nutriments. Et donc sur les possibilités de culture, de construction, les démarches à effectuer pour équilibrer les sols ou les enrichir si nécessaire. Il est toujours préférable de choisir les plantes adaptées au terrain et non l'inverse.
En agriculture conventionnelle, le sol est vécu comme un simple réceptacle. En agriculture naturelle, le sol est vivant et on travaille avec la nature dans le but de favoriser l'activité microbienne du sol. L'excès de fertilisants et d'azote, sans parler des amendements de synthèse, favorisent les bactéries pathogènes qui tuent les bactéries dites "efficaces" du sol et créent une concurence effrénee dans le sol qui se vide de vie après 2 ou 3 ans seulement. P…

Cultiver avec les Ronces.

Les Mures sont les fruits des Ronces - rubus fruticosus. Ce sont les baies sauvages les plus connues et les plus appréciées avec les framboises (rubus idaeus) et les myrtilles (vacinium - éricacées).
Selon qu’on affectionne leurs fruits ou que l’on redoute leurs piquants, leur caractère envahissant nous pose problème.

Luttez contre les ronces ? Les brûler ? les arracher ? les tailler ? Vous ne ferez qu’accentuer « le phénomène » et dynamiser leur croissance. Les ronces sont armées pour résister aux assauts du jardinier. Alors comment apprivoiser notre comportement pour apprendre à cultiver avec les ronces?

Une plante fruitière comestible, pionnière, mellifère, hyper productive et qui se gère toute seule : tous les atouts sont réunis pour être une favorite de nos cultures. Les ronces renferment même une substance particulière qui pourrait bien vous intéresser pour vos semis et vos bouturages: une hormone de croissance. Que d’avantages à découvrir pour cette plante pionnière extra+ordi…

Fruits d'hiver rustiques - Cultiver sous la neige 1/2

Cultiver sous la neige? Mais quelle idée!

Des saveurs exotiques sous la neige? Et oui, il existe des goûts sucrés de mangue, de banane, de
goyave, de datte, d'agrume et des saveurs rosés, musqués, épicés dans les variétés nordiques. Ce sont des espèces peu connues, oubliées et même sauvages qui ont été passées sous silence... Ces variétés ont des qualités gustatives et nutritionnelles hors du commun, jusqu'à 30 fois la teneur en vitamines C d'une orange par exemple. Merci la biodiversité! Serez-vous assez curieux pour les re-découvrir?

Au XVII ème siècle, la bourgeoisie se porte plus ouvertement vers les variétés exotiques ramenées des colonies comme symbole de leur richesse. Dans le même temps, l'exode rurale conduit nombre de paysans à quitter leurs campagnes pour devenir ouvriers en ville, censurant par là même leur culture paysanne et leur connaissance des plantes sauvages et des légumes traditionnels. Les traumatismes des guerres mondiales stigmatisent profondément…

Semis, Bouturage et Marcottage et autres techniques de multiplication végétative.

Bouturage, marcottage et pollinisation croisée. 
Bouturer les plantes mères est une manière efficace et rapide de multiplier les plantes, vignes, arbres et arbustes, mais pas que.
Cette technique permet de garder la génétique d'une plante choisie, ses propriétés, son goût, sa maturité, ses résistances naturelles. C'est possible d'opérer à partir des jeunes rameaux de bois vert de moins d'un an au printemps, avant le débourrage des bourgeons, juste à la sortie de l'hiver ou à la fin de l'été-début de l'automne. Cela fonctionne également avec les rejets, un rhizome, une racine, voir d'une feuille selon le pouvoir régénérant de la plante. Les plantes aquatiques, les lianes, vignes, les cannes et les fabacées sont parmi les plus prolifiques; c'est pour cela qu'elles sont souvent envahissantes.

Plusieurs techniques: bouturage simple (plantes feuilles, tomates) bouturages en aquaponie (menthe, basilic, carotte, betterave, patate douce, papyrus, avocat…

La symbiose des lichens.

Les lichens sont des organismes complexes, aux formes et aux couleurs extraordinaires. Ils existent depuis des millions d'années. Ce sont les premiers êtres vivants qui ont colonisé la croûte terrestre. Ils sont pourtant méconnus. Qu'est-ce qu'un lichen?

En réalité, ce n'est pas "UN" organisme, mais DES organismes, vivant en symbiose. Ils forment un
corps symbiotique de plusieurs symbiotes d'un champignon, d'une algue et de cyanobactéries. Le plus souvent, les lichens sont des organismes constitués de deux partenaires.

Le partenaire fongique, le champignon, représente plus de 90 % de sa biomasse. Le partenaire chlorophyllien, le végétal, le complète. Le plus souvent, il s'agit d'un champignon ascomycète (15000 espèces); on les appelle des ascolichens. Le champignon peut également être un basidiomycète (200 espèces) ou un deuteromycète (50 espèces). Le partenaire fongique s'associe à une algue unicellulaire ou filamenteuse.

Ils forment ens…

Micro-organismes EM et bokashi

Ah! L'Automne! Les températures redescendent en dessous de 20°C, les soirées se rafraîchissent et nous faisons les premiers feux de bois. Dès le premier coup de vent, la forêt se pâme de son manteau de feuilles mortes. Et avec elles, les premières effluves des fruits qui fermentent sur le sol. La vie microbienne bat son plein!

C'est le moment opportun pour faire son bokashi d'automne qui va nous servir à renforcer les forces immunitaires et anti-oxydantes du sol pour l'hiver et aider l'arbre et les plantes à lutter contre le stress du froid, des blessures, du gel et de l'excès ou du manque d'eau.

Graminées sauvages comestibles

La majorité des graminées sauvages ou cultivées sont comestibles. Les céréales s'accommodent très
bien des sols acides et pauvres, en plaine ou en montagne; on les retrouvent au delà de 3000m d'altitude.

Les graines peuvent être moulues en farine ou torréfiées avant d'être consommées cuites, en bouillie, grumeaux, céréales, pain, pâtes, ou succédanés de café.

Les variétés cultivées ont été sélectionnées et multipliées pour leur teneur en gluten, parfois au delà de 70%, afin de résister aux manipulations des pétrins mécaniques: la pâte obtenue devient suffisamment élastique pour permettre la préparation industrielle. Les préparation industrielle en nécessite pas tant de gluten et peut tendre vers des teneurs inférieurs à 8%, voir nulle, comme avec les farines de riz, de maïs, de quinoa, de millet, de sorgho, du petit épéautre, de soja ou de sarrasin.

Les céréales anciens ou sauvages sont pauvres en gluten, moins de 8% et donc excellents pour la santé. Les quelques espèces …

Le biotope du pommier

Le pommier communmalus communis partage le
même biotope que son homologue forestier, le pommier sylvestremalus sylvestris dont certaines espèces cultivées sont issues.
Le pommier vit en moyenne 70 ans et peut atteindre les 100 ans localement. Il fructifie bien jusqu'à 30 ans.
La chênaie-hêtraie claire correspond à son environnement forestier, et plus spécifiquement leur situation en haie fruitière, en fruticée ou dans une clairière.

Les espèces de malus, prunus et de pirus partagent le même biotope. Pommier sauvage, pommier commun, poirier sauvage et poirier commun affectionnent les mêmes plantes compagnes. Ainsi que le cognassier, Cydonia oblonga, que l'on surnomme la pomme de Cydonie ou la poire de Cydonie. Le néflier d'Europe partage aussi une écologique similaire.


















erratum 4:39 germandrée mélampyre des prés


+ la vidéo des résultats de la régénération d'un pommier cultivé est tournée, montage en cours.