Accéder au contenu principal

Le biotope du prunellier


Le prunier sauvage, aussi appelé prunellier ou épine noire, est une essence forestière fruitière
pionnière en France et dans le sud-ouest de l'Europe. Il est présent sur tout le territoire avec une concentration forte dans l'Est, le Nord et le Centre de la France.

Prunus spinosa pousse en bordure de forêt et dans toutes les zones en friche ou en transition vers la forêt. Il pousse dans les taillis, les haies, les bords des chemins, les bordures forestiers et la majorité des fruticées.

Il est souvent associé à l'aubépine, au cornouiller sanguin et à d'autres arbustes fruitiers, notamment les espèces à baies et à noix, glands, faines, samares, noisettes, des lianes ou des plantes grimpantes et le brachypode. Il apprécie la présence d'humidité et de fixateur d'azote mais s'accommode de conditions bien plus pauvres.

Son biotope de référence est la haie champêtre des plaines et des collines, et la haie forestière des érablières champêtres dans les chênaies-hêtraies, ou les charmaies-hêtraies.

Plus d'infos sur le biotope de la fruticée.

bientôt de nouvelles infos :-)




Le prunellier Prunus spinosa
Le prunellier affectionne les situations ensoleillées de plaine et de moyenne montagne, en dessous de 500m d'altitude environ, parfois plus. C'est une espèce rustique des climats tempérés. On le trouve sous forme de buisson, d'arbuste et de petit arbre. Il a un système racinaire superficiel très puissant; il colonise souvent des espaces entiers et peut devenir envahissant; il drageonne et marcotte spontanément en frôlant le sol. C'est un arbre épineux, comme beaucoup d'espèces fruitières sauvages de la famille des rosacées, qui sert de haie défensive.

C'est une espèce ubiquiste, même s'il préfère les sols argilo-calcaires riches en azote.

Il tolère très bien le sol rocheux, drainant, acide et pauvre; il pousse même sur des sols dénudés et accommode de peu de plantes compagnes. Il est peu exigeant et n'a pas besoin de fixateur d'azote; mais leur présence booste leur croissance et leur fructification.

Il tolère une forte humidité, jusque dans des sols marécageux. Dans ce cas, il s'associe souvent aux Salicacées d'après nos observations en Bourgogne. Le Saule est une plante immuno-stimulante, anti-inflammatoire et analgésique. Les variétés de saule qui poussent dans les zones humides, sableuses et qui ont un fort développemtn et une croissance rapide, sont des fixateurs d'azote atmosphériques (voir les recherches d'ulvich et Taghari 2008-2009, et d'autres). La présence de Salicacées lui transmet des enzymes antifongiques, antivirales et antiparasitaires nécessaire en zone hydromorphique pour réguler les maladies cryptogamiques par exemple, grâce à l'acide salicylique et l'acide jasmonique, exsudées chimiquement par voie racinaire mais surtout aérienne. Une plante avec les mêmes propriétés est la reine des prés qui contient de l'acide salicylique et de la coumarine. L'épilobe aurait aussi beaucoup de propriétés. L'aspirine biologique interne à la plante déclencherait la production de protéines de défense capable de détruire les agresseurs. Le ph de sa sève est acide et contient une hétérocyde cyanogénétique toxique, comme tous les pruniers et les cerisiers. Pour plus d'infos, consultez notre article "Les stratégies immunitaires des plantes".

Ses prunelles acidulées sont comestibles blettes en automne, crues ou cuites. Elles mesurent en moyenne 1 cm. Les prunes du prunier myrobolan sont plus douces et plus grosses, de 2 à 3 cm. Les fruits poussent directement sur les branches et les rameaux. Il produit des prunes en grande quantité et l'arbre penche souvent sous leur poids. Il fleurit en avril, sur les rameaux de l'année précédente, avant les feuilles. Il annonce le débourrage des vignes. Le prunellier est auto-stérile et a donc besoin de la présence d'autres pruniers pour fructifier.
prunelliers en fleurs mars-avril
le biotope du prunellier
ARBRES: chêne pédonculé, frêne.
ARBUSTES: aubépine monogyne, cornouiller sanguin, troène, noisetier, fusain, viorne lantane.
LIANES: lierre grimpant, rosier des chiens.
HERBACEES: -
GRAMINEES: brachypode des champs.
COUVRE SOL: - lierre ou brachypode des champs.
NFP:-

actualisation article : février 2015 - en cours.
erratum: dans la quantité de chaque plante par biotope et donc dans leur ratio proportionnel à l'hectare. la correction a été apportée sur les chapitres traitant cette information. les pourcentages de fidélité restent correctes.
correction apportée: intégration des seuils d'abondance des plantes en pourcentage, venant corriger les erratum sur le nombre de plantes par rapport à la végétation totale.

Sur 1km², 100 hectares, 12 espèces caractéristiques peuplent ce biotope. Les arbres fruitiers sont majoritaires. 7 espèces sur 12 sont des arbustes à baies, soit 58%, et 1 liane, 8%, 3 espèces produisent des noix (noisettes, glands, samares) soit 25%, et 1 herbacée produit des graines 8%. D'autres arbres fruitiers et forestiers écologiquement similaires sont susceptibles de partager ce biotope: le robinier faux acacia*, l'orme champêtre, l'érable champêtre, le merisier, le cerisier aigre, le noyer, le nerprun purgatif et des lianes fruitières: le tamier, la clématite blanche; tous produisent une graine ou un fruit comestibles très appréciés de la faune.

Le prunellier représente 25% minimum (abondance 3-6) de la végétation du biotope et l'aubépine monogyne +10% minimum (abondance 2-6). Ces arbrisseaux sont les espèces dominantes de la végétation de ces milieux. 

Dans les milieux qui partagent les mêmes caractéristiques écologiques, on retrouve le cornouiller sanguin à +25% minimum (abondance 3-6), le troène à +25% minimum (abondance 3-6), la clématite blanche à +10% minimum (abondance 2-6), le rosier des chiens à +10% minimum (abondance 2-6), la fraise des bois à +10% minimum (abondance 2-6), le nerprun entre 10% min et 75% max (abondance dominance 2-5), la viorne lantane entre 10% min et 75% max (abondance dominance 2-5).
(* seuil d'abondance minimale - dominance maximale 1= <10%, 2= >10%, 3=<25%, 4=< 50%, 5=>75%, 6=100%).

100% des arbres et arbustes produisent des baies, des petits fruits ou des graines (noisettes, glands, faines, samares)... 67% sont des fruitiers à baies, 25% sont des arbres à noix (glands, noisettes, samares) et 8% sont représentées par une graminée (graine).

Le prunellier a besoin d'autres pruniers pour fructifier, ce qui explique qu'il est sa première propre plante compagne. Le prunellier est aussi fidèlement associé à l'aubépine monogyne à 64% et au cornouiller sanguin à 49%.

autres variétés de pruniers sauvages ou spontanés: prunellier, prunier myrobolan, prunier cerise.

les associations:
Le prunellier s'associe fidèlement à 64% avec l'aubépine monogyne.
suite de l'article en cours.

Les plantes écologiquement similaires au prunellier:
L'aubépine monogyne et le cornouiller sanguin. Ainsi que le merisier, le cerisier aigre et le noyer. Ces variétés correspondent à beaucoup d'espèces cultivées dans les vergers français, notamment dans le nord-est de la France.
phytotype aubépine monogyne

phytotype cornouiller sanguin
Ces suggestions de plantes fidèlement associées à ces espèces de la famille des Rosacées - subd. prunus, permettent d'adapter les associations et de les diversifier. En combinant les plantes écologiquement similaires de l'aubépine et du cornouiller sanguin par exemple, on élargie donc le biotope de référence à ces espèces:

ARBRES: chêne pédonculé, chêne pubescent (chêne truffier), frêne, orme champêtre, érable champêtre, charme, robinier faux acacia*, merisier, noyer, pommier sauvage, alisier torminal.
ARBUSTES: aubépine monogyne, cornouiller sanguin, troène, noisetier, fusain, viorne lantane, nerprun purgatif, cerisier aigre, chèvrefeuille des haies.
LIANES: lierre grimpant, rosier des haies, clématite blanche, tamier, chèvrefeuille des bois.
HERBACEES: hellébore fétide, épipactys à large feuilles (orchidée sylvestre), euphorbe des bois, campanule à feuille d'ortie, rosier des champs.
GRAMINEES: brachypode des champs, brachypode des bois.
COUVRE SOL: fraise des bois, lierre, brachypodes sp..
NFP: robinier faux acacia.

Par extension, vous pouvez intégrer des espèces du biotope du cerisier aigre, du merisier et du noyer. L'aubépine monogyne est l'ancêtre européen des Malacées comme les pommiers. Les malacées comme les pommiers, les néfliers, les cognassiers et les poiriers peuvent donc aussi rejoindre votre design permacole. Les viornes font aussi parties des espèces compagnes; il existe 3 variétés principales: la viorne lantane, la viorne obier (boule de neige) et la viorne trilobée (comestible cultivée originaire du Canada) ainsi que d'autres arbustes de la famille des Adoxacées comme les sureaux en zone humide.

Les autres variétés de pruniers sont le prunier myroblan et le prunier domestique. Ils affectionnent des stations plus ensoleillées le plus souvent dans le sud-ouest de la France et la méditerranée.
>>> à venir.

Plus d'infos sur le biotope du noyer et le biotope du pommier.


le biotope du prunier sauvage

NOUVEAU.
à venir.



ZOOCHORIE
La haie fruitière est le garde manger des animaux de la forêt, des oiseaux, des faisans, des chevreuils, des lapins, des écureuils, des martes, des renards... Elle est le refuge des oiseaux comme les mésanges, les perderies et les faisans, des petits mammifères comme les hérissons, les lapins, les écureuils et un abri pour les chevreuils. Les renards, la belette et les blaireaux apprécient aussi leurs fruits.

MYCOLOGIE
le polypore robuste




observations de terrain
une haie forestière de prunelliers arbustifs (1 à 3m)


une forêt fruitière de prunelliers arborescents (4m à 8m)





Observation au verger:
jeunes polypore robuste sur un quetschier +20 ans.
Au verger, des polypores robustes - phellinus robustus-, poussent sur les vieilles branches des pruniers. C'est un des polypores lignicoles les plus robustes, à tel point qu'on ne peut pas les séparer des branches sur lesquelles ils fructifient, à moins de le scier. Cet attachement joue un rôle crucial pour les chênes et les arbres fruitiers. En cas de tempête, les branches des arbres colonisées par le champignon cassent, ce qui évite à l'arbre de se déraciner, en lâchant du leste et en abaissant sa résistance aux vents. Lorsqu'une branche se casse par le vent, le mycélium fructifie et continue de se reproduire un fois la branche tombée sur le sol, le choc et les vibrations activent même sa fructification, comme la majorité des polypores. Si votre verger est soumis à des vents dominants, réjouissez vous de la présence de ces champignons, ils vont permettre à l'arbre de régénérer ses branches en les cassant, inutile de tailler. En cas de tempête, au pire, l'arbre cassera, mais son système racinaire restera encrer au sol, pour régénérer.

Un témoin de la relation mutualiste, c'est que j'ai vu des branches en apparence mortes - qui ne développaient plus de feuilles ni de fruits à cause du feu bactérien et du chancre - se régénérer après la présence des jeunes polypores. Le phellinus robustus produit du peroxidase de manganèse, qui a une activité antioxydante importante et inhibitrice des dégénérescences cellulaires (tumeurs), les ralentit sans pour autant les soigner directement. Le polypore possède une activité adaptogène, incluant une aptitude antistress et une action cryptoprotectrice. (source Robert Rogers - The Fungal Pharmacy).

Un frelon est aussi venu se loger dans une vieille branche à côté où pousse un polypore. Paul Stamets démontre depuis 2014 le lien étroit qu'il existe entre arbres, mycélium et abeilles. En effet, le mycélium produit des enzymes lorsqu'il est exposé aux UVs par exemple, qui contient de l'acide p-coumarique. Cette substance mielleuse, surnommé "mycohoney", permet aux abeilles d'activer leurs 47 gènes de défenses immunitaires et de détoxifier leur organisme en été. On retrouve cette substance dans le propolis. parmi les champignons recherchés, les polypores font partie des favoris. Mais on observe ce phénomène sur d'autres champignons, notamment lorsque le mycélium est accessible sous une couche de débris ligneux, que les insectes peuvent ainsi déplacer, pour exposer le mycélium aux uvs et provoquer cette sécrétion mielleuse. +infos dans l'article "L'apiculture naturelle en warré".

Tout ce beau monde a permis naturellement de réguler les parasites, maladies et autres pathogènes dont souffraient l'arbre. Les prunes véreuses ou moisies sont de plus en plus rares. Les branches sénescentes sont mycodigérées suite à la perforation des frelons et des guêpes, colonisées ensuite par les lichens qui sécrètent des acides, les branches finissent par casser et tomber d'elles mêmes avec le vent -où ils continuent leur travail, l'arbre peut ainsi régénérer de nouvelles branches. La sève est redynamisée et le polypore protège l'arbre contre les pathogènes grâce à ces puissantes enzymes antibactériennes et anticancéreuses. Inutile donc de tailler un arbre, il sait comment faire et avec qui faire affaire. Ma seule intervention se limite à faciliter la cassure des branches lorsque c'est le moment, et de faciliter la croissance des jeunes branches.

Le développement du polypore est un bio indicateur de l'âge avancé du fruitier, qui devrait entrer en fin de production ou en sénescence dans les prochaines années. Il est possible de régénérer l'arbre en le coupant à la base; il reprendra en drageonnant tout en bénéficiant du système racinaire adulte du prunier, la régénérescence est fulgurante si elle est opérée avant les 30 années de l'arbre car il y a suffisamment de sève et l'arbre est suffisamment jeune pour activer une nouvelle poussée.

les applications en permaculture
En regroupant les espèces fidèles à vos pruniers, vous recréez les biocénoses associées à votre prunier: faune, flore et fonge. 

Depuis 4 ans, je travaille à la régénération d'un verger de pruniers en verger sauvage. La forêt jardin ressemble de plus en plus à une fruticée forestière. C'est le terrain d'expérimentation pour notre démarche sur les biotopes : réinviter les relations phytosociologiques sauvages dans les vergers cultivés.
"Tout verger laissé à lui même retourne spontanément 
à l'état naturel de forêt par des processus régulateurs."

Le verger du grand-père est en transition vers la forêt, et toutes les régulations sont en cours. Des arbres fruitiers qui ne fructifiaient plus, couverts de chancre, de moniliose, de vers et autres, est en passe de retrouver un équilibre dynamique après 3 ans de friche ( 2009 à 2013) et 2 ans de régénération permacole (2013 à 2014). Le pommier s'est totalement régénéré! Encore un an ou deux pour une réminiscence complète.

En 2013, nous avons soigné les grosses plaies à la chaux et en automne nous avons élagué les pruniers et les mirabelliers couverts de branches mortes chaotiques qui ne fructifiaient plus et "sacrifié" quelques arbres pour dégager de l'espace pour les autres. Toutes les branches ont été utilisées pour créer une haie au nord, niche écologique. Ces arbres coupés drageonnent depuis en buissons et nous sélectionnons certains de ces rejets pour devenir de nouveaux arbres fruitiers. Le reste est un mélange d'observation, d'ensemençage de graines sauvages et de plants forestiers, de design de buissons, de haies et d'allées selon le cour de développement des rejets, la levée de dormance des graines et le germination spontanée de graines ramenées par les oiseaux et les renards. Je ne cherche pas à "cultiver" ici, mais à expérimenter la régénération spontanée d'un verger cultivé en verger sauvage pour apprendre de la Nature. La végétation me guide et je dessine selon ses directions; les ronces ont été pour cela une vraie leçon! Je m'inspire de ce qui se passe en forêt, notamment sur les allées et les chemins que les animaux dessinent en forêt avec leur passage et suite aux chutes d'arbres. Je veille à respecter scrupuleusement les cycles de floraison et de graines des herbacées: si un chemin est devenu inaccessible, j'attends que les fleurs et les graines soient à maturité avant de faucher l'allée; il y a bien d'autres chemins à prendre en attendant, parfois de nouveaux chemins s'imaginent, d'autres se referment par le développement de la végétation, c'est évolutif.

Cette démarche de phytosociologie appliquée s'inscrit dans la continuité et le respect des stratégies d'évolution des plantes. Elle est en phase avec le principe fondateur de la permaculture qui est: "Travaille AVEC la Nature, et non contre Elle".

Ce terrain d'expérimentation est la transition à petite échelle (800m²) entre le biotope sauvage (observation in situ en forêt et dans les vergers abandonnés) et la forêt fruitière de 4ha pour le projet Permaforêt 2015.

En 2015, je voudrais expérimenter le compagnonnage d'arbres fruitiers ( 2013), d'essences forestières (2013), de champignons (2014), de poules (2014) et d'abeilles (2015).

Par curiosité, jetez un coup d'oeil sur le projet du verger sauvage ici: "Comment régénérer un verger en forêt jardin?".
le verger sauvage en Bourgogne
régénération de biotope
prunier, quesch, mirabelle, cornouiller sanguin, aubépine, cerisier aigre, noyers, merisier,
alisier torminal, chêne, charme, orme, ronces, rosier, pommier, robinier.
+infos sur "Comment régénérer un verger".


Vous aimerez aussi :

Cultiver avec les Limaces et les Escargots

Les limaces sont-elles nuisibles? Du recyclage de la matière, à la cohésion du sol jusqu'au repas favori d'animaux compagnons, les gastéropodes jouent un rôle pionnier dans l'écologie des milieux, jardin potager y compris. Tous les gastéropodes ont un rôle fondamental dans l'équilibre d'un jardin.
La vie secrète des limaces mérite qu'on s'y intéresse. Les limaces existent depuis 350 millions d'années, et ont évolué des escargots terrestres, venant eux-mêmes de la mer. Leur surnom "estomac sur pied" en grec leur colle à la peau.

Les gastéropodes sont pour la vie du sol ce que les abeilles sont pour les plantes à fleurs: un chaînon vital de l'écosystème.


Pourquoi le jardinier adore les vers de terre mais boude les escargots et les limaces?

Cultiver avec les limaces peut paraître fou en agriculture... et pourtant, voici des applications incongrues pour faire des limaces, des compagnons plutôt que des nuisibles. A chaque limace son rôle!

Après…

Le biotope du Noyer - 1ère partie. Le noyer est-il si toxique?

Le Noyer, Juglans Regia, est un arbre à noix cultivé depuis plus de 1000 ans.
Le noyer est-il un arbre toxique? Le noyer est l'un des arbres cultivés les plus controversés. 
Le Noyer a aussi une bonne réputation: il indique les terres arables de bonne qualité. L'arbre est bio indicateur des terres équilibrées, riches en azote, en argile et en eau. Le complexe argilo-humique est souvent excellent.
Le noyer pousse aussi dans des conditions d'hydromorphisme et dans des sols saturés en nitrates. Il tolère même des stations anaérobies, polluées par les nitrites, les molécules chimiques et les métaux lourds.
Au Moyen Age, nombre de paysans français rechignaient à planter des noyers dans les vergers. Les seigneurs accordèrent des aides aux agriculteurs qui en plantaient pour maintenir la culture du noyer dans les campagnes.
C'est un arbre à la mauvaise réputation dans les vergers à cause de sa composition en juglone, un composé chimique qui inhibe la germination et la respirat…

Plantes bio indicatrices

la version actuellemnet en ligne date de 2013 actu 2018: j'aimerais actualiser complètement cet article...
L'observation de la végétation fournit de nombreuses indications sur le sol, sa qualité, sa structure, sa composition, son PH et sur la disponibilité des nutriments. Et donc sur les possibilités de culture, de construction, les démarches à effectuer pour équilibrer les sols ou les enrichir si nécessaire. Il est toujours préférable de choisir les plantes adaptées au terrain et non l'inverse.
En agriculture conventionnelle, le sol est vécu comme un simple réceptacle. En agriculture naturelle, le sol est vivant et on travaille avec la nature dans le but de favoriser l'activité microbienne du sol. L'excès de fertilisants et d'azote, sans parler des amendements de synthèse, favorisent les bactéries pathogènes qui tuent les bactéries dites "efficaces" du sol et créent une concurence effrénee dans le sol qui se vide de vie après 2 ou 3 ans seulement. P…

Cultiver avec les Ronces.

Les Mures sont les fruits des Ronces - rubus fruticosus. Ce sont les baies sauvages les plus connues et les plus appréciées avec les framboises (rubus idaeus) et les myrtilles (vacinium - éricacées).
Selon qu’on affectionne leurs fruits ou que l’on redoute leurs piquants, leur caractère envahissant nous pose problème.

Luttez contre les ronces ? Les brûler ? les arracher ? les tailler ? Vous ne ferez qu’accentuer « le phénomène » et dynamiser leur croissance. Les ronces sont armées pour résister aux assauts du jardinier. Alors comment apprivoiser notre comportement pour apprendre à cultiver avec les ronces?

Une plante fruitière comestible, pionnière, mellifère, hyper productive et qui se gère toute seule : tous les atouts sont réunis pour être une favorite de nos cultures. Les ronces renferment même une substance particulière qui pourrait bien vous intéresser pour vos semis et vos bouturages: une hormone de croissance. Que d’avantages à découvrir pour cette plante pionnière extra+ordi…

Fruits d'hiver rustiques - Cultiver sous la neige 1/2

Cultiver sous la neige? Mais quelle idée!

Des saveurs exotiques sous la neige? Et oui, il existe des goûts sucrés de mangue, de banane, de
goyave, de datte, d'agrume et des saveurs rosés, musqués, épicés dans les variétés nordiques. Ce sont des espèces peu connues, oubliées et même sauvages qui ont été passées sous silence... Ces variétés ont des qualités gustatives et nutritionnelles hors du commun, jusqu'à 30 fois la teneur en vitamines C d'une orange par exemple. Merci la biodiversité! Serez-vous assez curieux pour les re-découvrir?

Au XVII ème siècle, la bourgeoisie se porte plus ouvertement vers les variétés exotiques ramenées des colonies comme symbole de leur richesse. Dans le même temps, l'exode rurale conduit nombre de paysans à quitter leurs campagnes pour devenir ouvriers en ville, censurant par là même leur culture paysanne et leur connaissance des plantes sauvages et des légumes traditionnels. Les traumatismes des guerres mondiales stigmatisent profondément…

Semis, Bouturage et Marcottage et autres techniques de multiplication végétative.

Bouturage, marcottage et pollinisation croisée. 
Bouturer les plantes mères est une manière efficace et rapide de multiplier les plantes, vignes, arbres et arbustes, mais pas que.
Cette technique permet de garder la génétique d'une plante choisie, ses propriétés, son goût, sa maturité, ses résistances naturelles. C'est possible d'opérer à partir des jeunes rameaux de bois vert de moins d'un an au printemps, avant le débourrage des bourgeons, juste à la sortie de l'hiver ou à la fin de l'été-début de l'automne. Cela fonctionne également avec les rejets, un rhizome, une racine, voir d'une feuille selon le pouvoir régénérant de la plante. Les plantes aquatiques, les lianes, vignes, les cannes et les fabacées sont parmi les plus prolifiques; c'est pour cela qu'elles sont souvent envahissantes.

Plusieurs techniques: bouturage simple (plantes feuilles, tomates) bouturages en aquaponie (menthe, basilic, carotte, betterave, patate douce, papyrus, avocat…

La symbiose des lichens.

Les lichens sont des organismes complexes, aux formes et aux couleurs extraordinaires. Ils existent depuis des millions d'années. Ce sont les premiers êtres vivants qui ont colonisé la croûte terrestre. Ils sont pourtant méconnus. Qu'est-ce qu'un lichen?

En réalité, ce n'est pas "UN" organisme, mais DES organismes, vivant en symbiose. Ils forment un
corps symbiotique de plusieurs symbiotes d'un champignon, d'une algue et de cyanobactéries. Le plus souvent, les lichens sont des organismes constitués de deux partenaires.

Le partenaire fongique, le champignon, représente plus de 90 % de sa biomasse. Le partenaire chlorophyllien, le végétal, le complète. Le plus souvent, il s'agit d'un champignon ascomycète (15000 espèces); on les appelle des ascolichens. Le champignon peut également être un basidiomycète (200 espèces) ou un deuteromycète (50 espèces). Le partenaire fongique s'associe à une algue unicellulaire ou filamenteuse.

Ils forment ens…

Micro-organismes EM et bokashi

Ah! L'Automne! Les températures redescendent en dessous de 20°C, les soirées se rafraîchissent et nous faisons les premiers feux de bois. Dès le premier coup de vent, la forêt se pâme de son manteau de feuilles mortes. Et avec elles, les premières effluves des fruits qui fermentent sur le sol. La vie microbienne bat son plein!

C'est le moment opportun pour faire son bokashi d'automne qui va nous servir à renforcer les forces immunitaires et anti-oxydantes du sol pour l'hiver et aider l'arbre et les plantes à lutter contre le stress du froid, des blessures, du gel et de l'excès ou du manque d'eau.

Graminées sauvages comestibles

La majorité des graminées sauvages ou cultivées sont comestibles. Les céréales s'accommodent très
bien des sols acides et pauvres, en plaine ou en montagne; on les retrouvent au delà de 3000m d'altitude.

Les graines peuvent être moulues en farine ou torréfiées avant d'être consommées cuites, en bouillie, grumeaux, céréales, pain, pâtes, ou succédanés de café.

Les variétés cultivées ont été sélectionnées et multipliées pour leur teneur en gluten, parfois au delà de 70%, afin de résister aux manipulations des pétrins mécaniques: la pâte obtenue devient suffisamment élastique pour permettre la préparation industrielle. Les préparation industrielle en nécessite pas tant de gluten et peut tendre vers des teneurs inférieurs à 8%, voir nulle, comme avec les farines de riz, de maïs, de quinoa, de millet, de sorgho, du petit épéautre, de soja ou de sarrasin.

Les céréales anciens ou sauvages sont pauvres en gluten, moins de 8% et donc excellents pour la santé. Les quelques espèces …

Le biotope du pommier

Le pommier communmalus communis partage le
même biotope que son homologue forestier, le pommier sylvestremalus sylvestris dont certaines espèces cultivées sont issues.
Le pommier vit en moyenne 70 ans et peut atteindre les 100 ans localement. Il fructifie bien jusqu'à 30 ans.
La chênaie-hêtraie claire correspond à son environnement forestier, et plus spécifiquement leur situation en haie fruitière, en fruticée ou dans une clairière.

Les espèces de malus, prunus et de pirus partagent le même biotope. Pommier sauvage, pommier commun, poirier sauvage et poirier commun affectionnent les mêmes plantes compagnes. Ainsi que le cognassier, Cydonia oblonga, que l'on surnomme la pomme de Cydonie ou la poire de Cydonie. Le néflier d'Europe partage aussi une écologique similaire.


















erratum 4:39 germandrée mélampyre des prés


+ la vidéo des résultats de la régénération d'un pommier cultivé est tournée, montage en cours.