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Les mousses et le monde discret des bryophytes.

Les bryophytes ont été les premiers végétaux à conquérir doucement le milieu terrestre. Leur habitat de prédilection sont les milieux humides des sous-bois et les tourbières. Elles s'accrochent sur les faces nord de l'écorce des arbres, sur les rochers et sur les toits ombragés. La culture japonaise en fait même l'éloge dans ses jardins zen. Consultez notre article "L'éloge de l'ombre et de la lumière" .
fleur de mousse
Il existe des centaines de variétés différentes. Certaines mousses sont des organismes pionniers qui
avec les algues, les lichens et des bactéries contribuent à fixer, protéger ou créer les sols. Les spaignes sont des mousses de tourbières. Ce sont des plantes couvre-sol qui gagnent du terrain grâce à des rhizoïdes plutôt que des racines. Les mousses fleurissent pour se reproduire. Les fleurs de mousses sont minuscules mais tout de même visible à l'oeil nu avec une loupe. Les mousses sont fascinantes: elles peuvent survivre déshydratées pendant plusieurs mois puis revenir à la vie avec la pluie, comme une éponge. On appelle ce phénomène : la reviviscence. Les seuls autres organismes vivants capables de se revivifier sont les lichens.



Les bryophytes sont très importantes dans plusieurs processus de résilience écologique. Ce sont de formidables fixateurs de carbone, de métaux lourds et de nucléides. On les appelle des bio-accumulateurs. Ce sont des espèces pionnières des tourbières.

Au milieu du siècle, des industriels ce sont intéressés à la possible exploitation des ressources carbone des tourbières comme gisement alternatif de pétrole. Les échantillons se sont révélés positifs mais trop limité pour une exploitation massive comparée au charbon minier.

Les tourbières sont tombées en désuétude, on a même tenté de les assécher massivement pour l'agriculture de montagne, notamment pour le pâturage, avant que ne soit tirée la sonnette d'alarme pour préserver l'écologie des tourbières il y a quelques années.

Beaucoup sont aujourd'hui classées en zone naturelle protégée, notamment en Auvergne. Le parc Régional du Pilat propose un parcours découverte de la tourbière de 

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Sur plus de 1300 espèces identifiées en France, 600 espèces vivent en Auvergne, territoire volcanique sur lequel on vient peut-être de trouver uen nouvelle espèce de mousse minuscule et unique en Europe, baptisée Arvernella microcladia, l'Arverne aux minuscules rameaux.

L'étude des bryophytes, des mousses, des lycopodes s'appelle la bryologie.

La pollution au cuivre, les pesticides, les pluies acides, les éclaircissements systématiques des forêts sont les principales causes de leur disparition sur terre. Ce sont des espèces sensibles à protéger. Les mousses sont les seules, avec les myrtilles et les lichens, à pouvoir vivre sur les sols très acides des sapinières et les roches d'altitude. Il existe des mousses inféodées aux roches, aux branches d'arbres, au substrat comme l'humus ou même à la matière organique en décomposition.

Contrairement aux idées reçues, elles n'abîment pas l'écorce des arbres sur lesquelles elles poussent car elles ne sont pas saprophytes. Elles puisent leurs nutriments dans l'air et dans l'eau. Elles absorbent aussi les déchets des invertébrés comme le mucus, les excréments et les cadavres. Les mousses sont à leur tour le met favori des papillons de nuit comme les hétérocères.
cascade dans les Alpes - massif de Belledonne à Grenoble
Le Jardin des mousses
J'ai à coeur de faire découvrir l'univers des mousses et de sensibiliser le public à la vie des bryophytes, des lichens et des fougères. Dans la futur forêt-jardin, un parcours découverte permettra aux visiteurs d'observer la beauté et la diversité des mousses, de lichens et de fougères. Ainsi qu'un labyrinthe de fougère aigle et une exposition photo.
collection de mousses au Jardin Kodeira à Kyoto
au Japon 2003.

L'exposition sera baptisée "REVIVISCENCE" en hommage à cette faculté incroyable de régénération cellulaire des mousses et des lichens qui défient les lois du vivant. Les photos sont à la fois esthétiques et pédagogiques. Le Jardin des mousses sera une collection botanique de mousses vivantes et une invitation à la détente spirituelle inspirée du Temple de Kodeira à Kyoto au Japon. Cette visite en 2003 m'a fasciné ; les mousses y sont choyées à la main, avec une grande délicatesse, comme un joyau, une émeraude verte.

Une ballade zen offrira aux amateurs de nature en France un regard sur le monde du petit, sur la biodiversité discrète de ces coussins spongieux, aux mille nuances de vert; de brun, d'orange feu et aux formes fascinantes.

Un labyrinthe éphémère de fougères aigles sera une occasion ludique de découvrir les fougères autrement.

 livre: guide naturalistes des fougères, des mousses et des lichens d'Europe (Hans Martin Jahns- guides naturalistes delachaux).
flore du québec http://www.floraquebeca.qc.ca/publications-et-liens/livres/
http://www.andrewspink.nl/mosses/key.htm
mousse bioluminescente: http://www.geocaching.com/seek/log.aspx?LUID=4316edf7-ba23-4efc-9e9c-78772014ede5&IID=24d59ef2-98a5-4b37-a7e7-dfb0f2dc61f0
http://mycologista.blogspot.fr/2012_03_25_archive.html

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La vie secrète des limaces mérite qu'on s'y intéresse. Les limaces existent depuis 350 millions d'années, et ont évolué des escargots terrestres, venant eux-mêmes de la mer. Leur surnom "estomac sur pied" en grec leur colle à la peau.

Les gastéropodes sont pour la vie du sol ce que les abeilles sont pour les plantes à fleurs: un chaînon vital de l'écosystème.


Pourquoi le jardinier adore les vers de terre mais boude les escargots et les limaces?

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Après…

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Plantes bio indicatrices

la version actuellemnet en ligne date de 2013 actu 2018: j'aimerais actualiser complètement cet article...
L'observation de la végétation fournit de nombreuses indications sur le sol, sa qualité, sa structure, sa composition, son PH et sur la disponibilité des nutriments. Et donc sur les possibilités de culture, de construction, les démarches à effectuer pour équilibrer les sols ou les enrichir si nécessaire. Il est toujours préférable de choisir les plantes adaptées au terrain et non l'inverse.
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La symbiose des lichens.

Les lichens sont des organismes complexes, aux formes et aux couleurs extraordinaires. Ils existent depuis des millions d'années. Ce sont les premiers êtres vivants qui ont colonisé la croûte terrestre. Ils sont pourtant méconnus. Qu'est-ce qu'un lichen?

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Le partenaire fongique, le champignon, représente plus de 90 % de sa biomasse. Le partenaire chlorophyllien, le végétal, le complète. Le plus souvent, il s'agit d'un champignon ascomycète (15000 espèces); on les appelle des ascolichens. Le champignon peut également être un basidiomycète (200 espèces) ou un deuteromycète (50 espèces). Le partenaire fongique s'associe à une algue unicellulaire ou filamenteuse.

Ils forment ens…

Micro-organismes EM et bokashi

Ah! L'Automne! Les températures redescendent en dessous de 20°C, les soirées se rafraîchissent et nous faisons les premiers feux de bois. Dès le premier coup de vent, la forêt se pâme de son manteau de feuilles mortes. Et avec elles, les premières effluves des fruits qui fermentent sur le sol. La vie microbienne bat son plein!

C'est le moment opportun pour faire son bokashi d'automne qui va nous servir à renforcer les forces immunitaires et anti-oxydantes du sol pour l'hiver et aider l'arbre et les plantes à lutter contre le stress du froid, des blessures, du gel et de l'excès ou du manque d'eau.

Le biotope du pommier

Le pommier communmalus communis partage le
même biotope que son homologue forestier, le pommier sylvestremalus sylvestris dont certaines espèces cultivées sont issues.
Le pommier vit en moyenne 70 ans et peut atteindre les 100 ans localement. Il fructifie bien jusqu'à 30 ans.
La chênaie-hêtraie claire correspond à son environnement forestier, et plus spécifiquement leur situation en haie fruitière, en fruticée ou dans une clairière.

Les espèces de malus, prunus et de pirus partagent le même biotope. Pommier sauvage, pommier commun, poirier sauvage et poirier commun affectionnent les mêmes plantes compagnes. Ainsi que le cognassier, Cydonia oblonga, que l'on surnomme la pomme de Cydonie ou la poire de Cydonie. Le néflier d'Europe partage aussi une écologique similaire.


















erratum 4:39 germandrée mélampyre des prés


+ la vidéo des résultats de la régénération d'un pommier cultivé est tournée, montage en cours.


Graminées sauvages comestibles

La majorité des graminées sauvages ou cultivées sont comestibles. Les céréales s'accommodent très
bien des sols acides et pauvres, en plaine ou en montagne; on les retrouvent au delà de 3000m d'altitude.

Les graines peuvent être moulues en farine ou torréfiées avant d'être consommées cuites, en bouillie, grumeaux, céréales, pain, pâtes, ou succédanés de café.

Les variétés cultivées ont été sélectionnées et multipliées pour leur teneur en gluten, parfois au delà de 70%, afin de résister aux manipulations des pétrins mécaniques: la pâte obtenue devient suffisamment élastique pour permettre la préparation industrielle. Les préparation industrielle en nécessite pas tant de gluten et peut tendre vers des teneurs inférieurs à 8%, voir nulle, comme avec les farines de riz, de maïs, de quinoa, de millet, de sorgho, du petit épéautre, de soja ou de sarrasin.

Les céréales anciens ou sauvages sont pauvres en gluten, moins de 8% et donc excellents pour la santé. Les quelques espèces …