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Mycorhizes: boosteurs de croissance pour vos arbres et vos légumes!

Illustration dans le manuel de permaculture de Sepp Holzer

La plante dispose d'un système racinaire limité en superficie et en diamètre. Lorsqu'elle ne peut plus
 accéder seules aux nutriments en quantité suffisante dans les quelques millimètres autour de ces racines, elle cherche à étendre son périmètre au delà de la rizhosphère.

C'est alors qu'elles cherchent à développer une collaboration avec des organismes du sol, dont les champignons, pour étendre son réseau de captage d'eau et de nutriments jusqu'à plusieurs centimètres autour de leurs racines. Il existe au moins deux types de symbioses: exogène - autour de la racine ou endogène - pénétrant la racine.

Les champignons disposent d'un réseau fibreux extrêmement vaste et très fins dans toute la mycrhizosphère. Leurs filament, appelés hyphes, font de 3 à 15 microns. Ils peuvent couvrir une superficie de plusieurs kilomètres et se glisser dans les plus fins interstices des roches et capter les nutriments même peu mobiles comme le phosphore, le potassium, le cuivre, le zinc, le magnésium, le silicium... Les champignons fournissent également des enzymes protectrices, défensives ou inhibitrices selon les besoins de la plante. Une réelle communication chimique, gazeuse et sonore s'établit alors pour réguler ces échanges proboitiques.

Les recherches ont montré qu'en condition normale, hors agriculture chimique, les relations symbiotiques entre plantes, arbres et champignons mycorhiziens sont plus fortes lorsque la teneur du sol en phosphore soluble est modérément faible. En effet, lorsque le sol est appauvri, les mycorhizes aident à l’absorption du phosphore en prolongeant la zone d’absorption hors de la zone appauvrie en phosphore. Les plants de pin mycorhisés par exemple absorbent 2 à 3 fois plus d'azote, de potassium et de phosphore (Hatch). Les plantes mycorhisées trouvent même qu'il est plus avantageux de dépenser leurs ressources carbonées pour favoriser la croissance de la mycorhize plutôt que de favoriser la croissance de leur propre système racinaire. (Jackson & Manson). Les plants mycorhisés sont plus grands, plus forts et plus résistants aux maladies du fait de cette symbiose bénéfique.






Les mycorhizes représentent environ 85% des symbioses végétales. Il s'agit d'une relation complexe entre les racines d'une plante ou d'un arbre avec un ou plusieurs champignons symbiotes. La symbiose racine-champignons augmente la biodisponibilité en eau et en nutriments de la plante. Le mycélium du champignon tisse un réseau fin et étendu multipliant la surface du sol à explorer. Le champignon partenaire reçoit en échange des sucres et du carbone. Cette collaboration est particulièrement active lors de la croissance de l'arbre, puis l'arbre atteint sa aille adulte et produit moins de sucre, le champignon migre alors vers des plants plus jeunes. C'est une véritable relation d'entre aide.

Cette collaboration est très active pendant la période de croissance de la plante, jusqu'à 5 à 10 ans pour les arbres, parfois 15, puis chute. Les champignons migrent ensuite vers des racines plus jeunes autour desquelles ils se reproduisent et aident les nouveaux plants à se développer. Leur fructification se fait sous sol et non hors sol, comme les champignons supérieurs que l'on voit en forêt par exemple. Les champignons mycorhiziens s'acclimatent très bien au milieu anaérobique (sans oxygène) mais préfèrent tout de même les sols frais et légers, non compactés.

C'est une véritable synergie qui évolue au fil des saisons et au fil de la croissance des arbres hôtes. Elle est aussi en parfaite synchronisation avec la reproduction du champignon partenaire. Ensemble ils structurent la vie du sol.



Les bénéfices des symbioses mycorhiziennes:

_ Amélioration de l’absorption minérale, des oligo-éléments et des ions
_ Libération par catalyse du phosphore, de l'azote, du fer et d'autres minéraux organiques complexes: acides aminés, protéines, polyphénols, acides nucléiques, phytates.
_ Meilleure absorption de l’eau
_ Lutte contre la sénescence prématurée des végétaux grâce aux propriétés antioxydantes.
_ Meilleure résistance aux stress hydrique, thermique et abiotiques (métaux et pollution).
_ Amélioration de l’enracinement et de la ramification radiculaire
_ Durée de floraison prolongée.
_ Stimulation de mécanismes naturels de défense (bioprotection mycorhizienne)
_ Développement dans le sol d’une microflore bénéfique
_ Amélioration de la structure du sol

les 7 familles de mycorhizes

Il existe 7 formes majeures de mycorhizes dont chaque genre à son biotope et ses espèces de prédilection: graminées, plantes annuelles, plantes vivaces, arbres fruitiers, feuillus, résineux, myrtilles, bruyères, orchidées, plantes aquatiques, plantes sableuses, plantes maritimes.

- l'Endomycorhize Arbusculaire, principalement pour les feuillus, les plantes annuelles, les graminées, les légumes dans les plaines alluviales, les fougères, les mousses et les plantes d'eau à basse altitude. Les champignons mycorhiziens sont de la famille des gloméromycètes. (microscopique)
--> la truffe, la pézize, la morille en font partie.
- l'Ectomycorhize, en moyenne montagne pour les forêts mixtes de feuillus, les arbres fruitiers et les résineux ( les angiospermes et les gymnospermes en général). Les champignons concernés sont des champignons supérieurs basidiomycètes et ascomycètes (lichen), dont certains sont des comestibles réputés.
--> cèpe, russule, amanite, agaric, polypore, pied de mouton, girolle, bolet, matsutake, lactaire...
- l'ectendomycorhize, concerne quelques espèces qui possèdent la faculté de réaliser les deux mycorhizes comme le tilleul, l'érable, le peuplier, le pin maritime; on les appelle les arbres transitionnels car ils ont su migrer du biotope océanique vers un biotope montagnard; ils appartiennet donc à des milieux mixtes comme les peupleraies. Les champignons qui s'associent spécifiquement à ces arbres sont les deutéromycètes.
- la mycorhize Ericoïde est une symbiose spécifique des éricacées de la famille des bruyères, des rhododendron, des azalées, des bleuets et des myrtilles. (calluna, bruyères, rhododendrons), des cassiopodacées (bruyère arctique cassiope), des vaccinoidacées (myrtille, airelle, busserole, camarine) et des styphelloidacées (bruyères d'australie epacris, cosmelia). Ces biotopes se trouvent en haute montagne, dans les tourbières, les landes d'altitude, les fynbos, les éboulis rocheux, les terrains sableux, les dunes, les étendues de spaignes saturées en eau. Ce sont des sols acides, voir très acides ph inférieur à 4, et pauvres en nutriments. Les champignons regroupent seulement quelques dizaines d'espèces d'ascomycètes.
--> Pezizella ericae (/hymenoscyphus ericae, rhyzoscyphus ericae) et Oidiodendron maius par exemple.
_ La mycorhize arbutoïde sont des champignons basidiomycètes associés à quelques rares éricacées comme . Les micorhizes sont du genre Sebacina. Leurs biotopes de prédilection sont la haute montagne et les tourbières.
--> Sebacina
_ La mycorhize Sebacinoïde concerne des champignons du genre sebacina et piriformospora, cette dernière démontre des propriétés antioxydantes aux bénéfices de la plante hôte.
_ La mycorhize Orchidoïdes est un mycélium intracellulaire pelotonné du règne des basidiomycètes et quelques méconnus mycélium stériles. Ce sont des symbiotes exclusifs des orchidées, qu'elles soient des forêts des plaines, des milieux tropicaux ou de hautes montagnes.
-->
illustration dans le livre "Les mycorhizes, la nouvelle révolution verte".

La symbiose endomycorhizienne eMA

représentent 70% des espèces végétales actuelles dont les plantes à fleurs, les légumes, les fougères terrestres, les mousses, les plantes aquatiques et quelques conifères.

C'est la relation privilégiée qu'entretiennent les plantes à fleurs avec des champignons qui pénètrent leurs racines pour mieux distribuer les nutriments à la plante hôte. La photosynthèse permet à la plante de restituer du sucre aux champignons et du carbone une fois les feuilles mortes sur le sol. C'est un cycle complet d'entraide.

On constate que les plantes qui ont un système racinaire grossier et peu ramifié sont très dépendantes des champignons et des bactéries du sol; elles peuvent à peine se développer sans relation symbiotique.

Les plus dépendantes de cette relation mycorhizienne sont la carotte, le poireau et l'oignon. Et concerne les légumes racines et les légumes feuilles en général ainsi que les légumineuses type pois, haricot, fève. Les moins dépendants sont la tomate et le maïs doux. La pomme de terre et le blé ont une dépendance relative: ils peuvent se développer quasiment de manière autonome si les sols sont suffisamment riches en phosphore. (référence les mycorhizes, la nouvelle révolution verte p.91).

liste des souches endomycorhyze AM: (Ph 5,5)
--> Glomus sp., Glomus cerebriforme, Glomus intraradices, Glomus irregulare,...

La symbiose ectomycorhizienne EcM
représentent 5% des espèces végétales mais couvrent de grandes superficie du territoire, notamment en montagne.

C'est la relation privilégiée qu'entretiennent les arbres fruitiers, les conifères et les fougères arborescentes avec des champignons qui poussent autour des racines.

Les symbioses des éricacées:
...


Les symbioses des orchidées:
Le cas particulier des orchidées.



Les mycorhizes, la nouvelle révolution verte!
l'essentiel des mycorhizes ici les mycorhizes:
site portail de J André Fortin au CEF du Canada http://www.cef-cfr.ca/index.php?n=Membres.JAndreFortin
liste des souches mycorhiziennes http://www.cef-cfr.ca/index.php?n=CEF.Collections
mycorhize éricoïde http://www.jejardine.org/images/stories/Texte%20Vivienne%20relu%20MHL.pdf
>>> http://www.ecosociosystemes.fr/relations_trophiques.html
>>> http://www.parlonsbonsai.com/Mieux-comprendre-les-mycorhizes-en.html
>>> http://librairie.immateriel.fr/fr/read_book/9782853622318/e9782853622318_c08
>>> écosytème des forêts boréales : http://theses.ulaval.ca/archimede/fichiers/23048/ch01.html#N1087D  écophysiologie de semis de conifères ectomycorhizés en milieu salin et sodique.
>>> hormones fongiques, ectomycorhises et rhyzogénèse.  http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/5678/99_109.pdf?sequence=1
étude de la fao : http://www.fao.org/docrep/007/y5053f/y5053f0d.htm
Marcel Bon Champignons de France et d'Europe Occidentale.
http://blog.mycology.cornell.edu/
Livre (lecture on line) "La symbiose mycorhizienne: une association entre plantes et champignons" par Jean Garbaye.
http://books.google.fr/books?id=HqNaAgAAQBAJ&pg=PA159&lpg=PA159&dq=mycorhize+citrus&source=bl&ots=fvrvEidTaq&sig=_uMo7D8U28Jpbw3Hm3nxCMkv26w&hl=fr&sa=X&ei=HesNU_K6DYqH0AXax4CoBg&ved=0CFMQ6AEwBg#v=onepage&q=mycorhize%20citrus&f=false
http://www.universalis.fr/encyclopedie/sols-microbiologie/4-microbiologie-appliquee-a-l-agronomie-et-a-la-sylviculture/

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erratum 4:39 germandrée mélampyre des prés


+ la vidéo des résultats de la régénération d'un pommier cultivé est tournée, montage en cours.


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Les variétés cultivées ont été sélectionnées et multipliées pour leur teneur en gluten, parfois au delà de 70%, afin de résister aux manipulations des pétrins mécaniques: la pâte obtenue devient suffisamment élastique pour permettre la préparation industrielle. Les préparation industrielle en nécessite pas tant de gluten et peut tendre vers des teneurs inférieurs à 8%, voir nulle, comme avec les farines de riz, de maïs, de quinoa, de millet, de sorgho, du petit épéautre, de soja ou de sarrasin.

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