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Agriculture Synérgique: les catalyseurs biologiques.

La Nature est naturellement efficiente.


Nous étudions donc les stratégies naturelles d'évolution et d'adaptation des plantes potagères et
 des arbres fruitiers dans leur environnement sauvage, appelé phytotype

Notre démarche synthétise plusieurs techniques actuelles en agriculture naturelle, en phytosociologie et en mycologie, mais aussi en zoochorie, en donnant une place privilégiée à la collaboration symbiotique des organismes vivants, en particulier des espèces sauvages. 

Et plus spécifiquement aux interactions des plantes avec leur environnement: plantes compagnes, micro organismes, bactéries, champignons, insectes, mammifères. La mutualisation gagnant-gagnant assure à tous les partenaires croissance, survie, reproduction, adaptation, défense et bonne santé. Certains partenaires ont même la capacité de régénérer les cellules.

Nous nous intéressons aux bénéfices des cultures associées et aux rôles des catalyseurs biologiques pour les appliquer à un nouvel itinéraire pour une agriculture autonome et immunostimulante. Nous nous intéressons aux stratégies:
_ d'imunostimulation
_ d'immunotolérence
_ d'imunodéfense

La vie du sol est un domaine majeur de compréhension des interactions symbiotiques, notamment au niveau des racines. 80% de la biomasse d'une plante se trouve en effet dans la terre, la partie visible n'étant que la partie émergé de l'iceberg.



Notre recherche expérimentale en phytomycosociologie:
Nous basons notre recherche expérimentale sur l'observation et la compréhension des relations symbiotiques et synergiques dans les biotopes sauvages (phytosociologie et mycologie).

Nous nous appuyons sur une large documentation mise à jour régulièrement au fil des découvertes et des expérimentations amateurs comme scientifiques confirmés. Les bases de données botaniques, phytosociologiques et mycologiques sont précieuses comme SOPHY, Tela Botanica, PFAF, mycofrance, ONF. Nous consultons des acteurs de terrains comme des botanistes, des mycologues, des agronomes, des chercheurs, des naturalistes.

Il s'agit de comprendre les stratégies de croissance - équilibre - partage des nutriments - échange de bon procédés - structuration du sol - enzymes auto immun ou symbiose immunitaire... et ce qui détermine un réseau essentiel de survie et d'épanouissement, reconnu sous le nom "phytotype". C'est une démarche holistique entre botanique, mycologie et naturalisme. C'est ce que nous appelons mycophytosociologie ou phytomycosociologie.

Nous transposons ensuite ces collaborations efficientes avec des plantes comestibles de variétés sauvages, cultivées ou mixtes, avec un minimum de trois associations de plantes comestibles. L'objectif est d'obtenir une potentialisation de la production. C'est à dire que la culture associée d'un groupe social de plantes crée une communauté dont la vitalité entière est supérieure à la somme de leurs qualités respectives. C'est ce que nous appelons agriculture synergique.

Nous validons et sélectionnons des synergies complètes, c'est-à-dire :
- qui respectent le cycle complet de la vie et du rythme des saisons: germination, croissance, reproduction, communication, mémoire, transmission, décomposition, régénération...
- et dans lesquelles tous les acteurs voient leur participation valorisée et non dénaturée: couvre sol, plantes, arbres, insectes, oiseaux, petits mammifères, micro organismes, champignons, bactéries...

Grâce à cet effet catalyseur, ou potentialisant, cette pratique agricole synergique va plus loin que l'agriculture extensive ou biointensive. Tous les acteurs sont en symbiose naturelle. Les plantes sont actrices de leur développement, leur participation est valorisée et non dénaturée. Les plantes cultivées retrouvent une harmonie proche de leur biotope sauvage d'origine, témoin vivant de millions d'années d'évolution, dont il est plus profitable de s'inspirer que ce se couper, sous prétexte de "modernité". Elles ne sont plus assujetties à des intrants chimicodépendants, à des pratiques mécaniques lourdes, comme c'est le cas en agriculture conventionnelle. L'agriculture devient ainsi une pratique généreuse, respectueuse de l'environnement et responsable de l'héritage générationnel qui incombe à sa transmission.

Notre logique est qualitative plutôt que productiviste: nous considérons la bonne santé et la qualité nutritive comme supérieure à la quantité ou au poids du fruit/légume. La pratique de l'homme n'épuise donc pas la biomasse ou la vie du sol, il les entretient et vivifie le biotope dont il fait partie. Notre objectif premier est la biodiversité et non la rentabilité; ce qui n'empêche pas, pour ceux qui le souhaitent, d'y trouver une application pour un rendement économique. 

Le marché alimentaire évolue doucement mais surement dans ce sens. Le rapport qualité/prix sur des critères qualitatifs plus élaborés est de plus en plus valorisé, différencié de celui simplement quantitatif et économique de l'offre et de la demande sur les plateaux boursiers. Et nous accompagnons ce mouvement, mieux, nous y apportons des mises-en-exercices pratiques et efficientes. C'est l'avenir de l'agriculture et de la production alimentaire!

Qu'est-ce qu'un catalyseur biologique?
Certaines plantes ont la capacité d'être des catalyseurs biologiques comme le thym, la sarriette, le prêle, la marjolaine, le géranium, la lavande, la menthe poivrée, le lycopode en massue, l'eupatoire, l'euphorbe, le ginko biloba, la rose,  l'ail, le gui, l'if, le saule... Elles sont des plantes compagnes essentielles à la bonne santé d'un biotope car elles jouent plusieurs rôles au sein du réseau: médicale, calmante, cicatrisante, germinative, analgésique, régénératrice, répulsive, défensive, attractive, mellifère, drainante, structurante, fixatrice de nutriments, couvre sol, biomasse, hôte...
Certaines plantent antioxydantes et antinécrose stimulent même la régénérescence cellulaire, d'autres inhibent les concurrences trop invasives, leurs toxines peuvent même tuer des mammifères trop gourmands, des parasites qu'ils soient fongiques ou bactériens et enfin synthétisent les polluants chimiques, atmosphériques, minérales ou organiques. Leur absence dans un biotope compromet la survie du groupe.

Ce qui est le plus remarquable, c'est l'effet cataylseur des plantes et des organismes entre eux. C'est à dire que la culture associée d'un groupe social de plantes crée une communauté dont la vitalité entière est supérieure à la somme de leurs qualités respectives.

Nous observons les effets potentialisants et les transposons à un biotope cultivé grâce à des familles de cultures. La santé des plantes, le goût (grâce à la teneur en huiles essentielles HE), la qualité (la valeur nutritionnelle est optimale), la quantité (relative), l'autonomie des cultures et le longévité des espèces sont augmentés du fait de leur collaboration. C'est ce que nous appelons culture synergique

Résultats:
- optimisation du vivant pour sa propre autonomie.
- pratiques culturales raisonnées et augmentées.
- polyculture augmentée = rendement supérieur pour toutes les espèces cultivées.
- qualité nutritionnelle des récoltes optimale.
- préservation des espèces sauvages et de leur relation avec le biotope. 
- augmentation de la biomasse du sol, augmentation de la vie du sol et de la qualité du sol (structure).
- stimulation des mécanismes de défenses, d'auto-immun, d'immunotolérance & d'adaptation, de résistances au stress hydrique, climatique et industriel (pollution).
- récolte stimulant le petit nomadisme, la curiosité et la créativité en conservant le lien avec l'écosystème.
- réduction des efforts physiques pour le-la cultivateur-ice avec une maintenance limitée à moyen et long terme.
- un héritage écopositif pour les générations futures, cad un environnement enrichi et stimulé par le passage de l'homme et de l'agriculture, et non l'inverse.

Trois approches complémentaires consistent également, à titre expérimentale, à cerner les bienfaits d'une culture augmentée grâce :
1) à l'optimisation de la capacité des échanges ioniques dans le sol 
2) à l'optimisation de la photosynthèse du système foliaire grâce aux couleurs lumineuses.
3) favoriser les échanges électromagnétiques roche mère, nutriments et organismes vivants.
Ils activeraient naturellement la production d'énergie électrochimique ou photosynthétique.

Notre démarche holistique:

Les axes de développement en agriculture naturelle, encore appelé agroécologie, aujourd'hui sont:
_  l'agriculture biodynamique
_  l'agriculture permacole de Bill Mollison, David Holmgren, Sepp Holzer
_  l'agriculture de montagne de Sepp Holzer
_  la forêt jardin de Toby Hemenway, Sepp Holzer,
_  l'agriculture sauvage de Masanobu Fukuoka
_  l'agriculture naturelle avec EM de Teruo Higa.
_  l'agriculture biointensive de John Seavons
_ la mycopermaculture de Paul Stamets, la mycorhization de Planchette, Bourguigon, ...
_  l'électroculture de 
_  la culture phytochromique
_ La polyculture - culture associée, compagnonnage, collaboration Homme - Nature
_ La synergie - phytosociologie et zoochorie (association des plantes et animaux).
_ La mycorhization - culture symbiotique avec les champignons et les bactéries
_ La régénération de sols - culture syntropique de régénération du sol avec les micro organismes efficaces.
_ L'électropermaculture - échange cationique des nutriments et des solutés ioniques en buttes.
_ La phytochromie - relation des plantes vertes avec la lumière et les longueurs d'ondes colorées.

Les résultats:

Nous validons et sélectionnons des synergies complètes, dans lesquelles tous les acteurs voient leur participation valorisée et non dénaturée.

La santé de la plante, du sol, des insectes et de l'humain sont essentielles à la validation d'un schéma en agriculture synergique. Nous privilégions la valeur ajoutée de la plante et de la vie du sol, puis des critères pour l'homme avec pour éléments principaux le goût et la qualité nutritionnelle, et non l'inverse. Une meilleure compréhension des végétaux permet de faire évoluer les grilles d'appréciation des qualités des aliments, la taille et la forme calibrée n'étant pas des critères évidents de qualité nutritionnelle.

Nous sommes en mesure de proposer des associations efficientes qui répondent à tous ces critères:
augmentation de la production
augmentation de la biomasse
augmentation de la qualité nutritionnelle des récoltes
diversification des adn des végétaux( stratégie polymorphe des angyospermes)
amélioration de la structure du sol
dynamisme de la vie du sol
écosystème déstressant - ou immunostimulant - pour la plante, les insectes, le sol et l'homme.

Des dessins pédagogiques permettent de transmettre directement des associations synergiques efficaces, pour celui qui souhaite les appliquer directement, comme une recette de cuisine. Les clés de compréhension restent transmises et évite tout monopole. Et permettent ainsi à ceux et celles qui le souhaitent de les transposer à d'autres variétés à travers une approche compréhensive.

Cela permet une pratique sylvicole diversifiée et pérenne: légumes feuilles, légumes racines, plantes aromatiques, légumineuses, graines, céréales, champignon, arbre fruitier, faines, samares, écorce, production de bois... 

Nos observations:

Nous nous basons toujours sur une observation compréhensive des milieux - expédition en montagne, en zone préservée, en zone humanisée, en zone polluée.

Nous rendons compte des interactions efficientes sous forme de dessins pédagogiques accessibles à tous, avec des clés de détermination pour permettre à ceux qui le souhaitent de les transposer et de les adapter à tous les types de production assimilées. L'objectif est de proposer un process transposable aux différents types d'agriculture naturelle.

L'observation in situ nous invite à comprendre les collaborations spontanées mises en place entre végétaux et des végétaux avec leur environnement (atmosphère, rizosphère, mycosphère) en considérant positivement les ressources du sol, les minéraux, la vie microbienne, les champignons, les insectes, les petits mammifères, les oiseaux, les frugivores etc...

Puis nous pouvons élargir aux variétés d'autres biotopes ou d'autres espèces de la même famille pour élargir la biodiversité des cultures sur le site si nécessaire, en veillant à interroger de manière systématique la compétition intra- espèces.
Nous ne cherchons pas la biodiversité exogène à tout prix, et privilégions toujours la biodiversité locale.

Observer positivement

Tous les biotopes sains témoignent d'un équilibre comportant l'ensemble des organismes favorables à ce biotope.

Lors de nos expéditions, nous dépassons les préjugés récurrents en agriculture concernant les parasites, les adventices, les prédateurs etc.  Nous ne les considérons pas de la sorte et ne cataloguons pas les métabolismes sur une grille positive ou négative. Ce qui nous intéresse: c'est la relation, l'interconnexion et les réactions de sénescence ou d'avirulence (résistance).

Nous évitons les raccourcis et nous ne stigmatisons pas négativement ce que nous ne comprenons pas; mais nous nous interrogeons sur le pourquoi du comment, et le rôle participatif que joue cet organisme par rapport à une autre et celui de ses partenaires régulateurs par exemple - biodynamie. Nous prenons régulièrement  des photos des lieux que nous comprenons parfois que quelques mois plus tard. Nous pouvons ensuite revenir sur les lieux ou observer d'autres biotopes comparatifs ou similaires afin d'apprécier la justesse de notre déduction.

Une attitude positive ouvre les horizons de notre compréhension du vivant. Ce regard nous aide à comprendre profondément les relations symbiotiques, saprophytes, parasitaires et autonomes; et de les appréhender de manière holistique et transversale dans leur milieu de référence. Dans notre pratique agricole, notre démarche est de se positionner dans la continuité des évolutions du vivant pour poursuivre une dynamique dans laquelle l'homme joue un rôle modeste.

Il est rare d'observer l'absence totale d'un "parasite" d'un hôte dans un biotope, leurs métabolismes partagent en effet une connexion dans leur co-évolution, qu'elle paraisse à nos yeux positive ou négative importe peu, - on observe souvent une relation régulée.

Une "agression" faible permet en effet à la plante de se renforcer, d'animer une chimie d'auto immun et de lancer un appel chimique par les racines et sonore via les feuilles vers d'autres plantes, organismes ou bactéries - de la même espèce ou d'autres espèces, comme une invitation à créer un réseau symbiotique. (expérience des maïs). Leur présence est donc un stimulus positif plutôt qu'une menace.


La colonisation et la destruction d'un biotope par une maladie ou un parasite est un indicateur de déséquilibre et donc d'une erreur de pratique culturale.

Les anecdotes de colonisation de biotope par des espèces devenues invasives sont nombreux en sylviculture:

Erable à sucre en Suède: 
des variétés d'érables à sucre du Canada ont été planté en Suède du Sud dans des campagnes de reforestation. Le climat étant plus clément en Suède et les érables à sucres des espèces plus rustiques que les érables suédois; ils ont rapidement dominer l'écosystème suédois en supplantant l'espèce locale. Il est aujourd'hui considéré comme invasif. 
Sapin Normann en Auvergne: 
Même retour d'expérience pour les variétés de sapin Norman d'Amérique du Nord - dont il a fallu importé également son champignon mychorizien pour le voir s'adapter à nos sols - aujourd'hui endémique en Auvergne.
Truffe chinoise:
Il se passe le même phénomène pour la truffe chinoise qui se répand aujourd'hui hors des truffières et colonise les biotopes sauvages en supplantant le territoire des truffes noires locales.

On comprend aisément qu'une espèce non invasive dans un milieu donné peut le devenir s'il on change de biotope. En règle générale, des espèces rustiques vont devenir invasives dans un biotope moins agressif. Mais aussi parfois dans un sol plus pauvre, notamment à cause des relations symbiotiques mycorhiziennes qui s’accroissent avec la pauvreté des sols (voir étude de Planchette/).

Il s'agit donc d'aller au delà du mimétisme. Nous cultivons selon des principes raisonnés en accord avec les stratégies évolutives du vivant selon son biotope de référence et de sa zone de rusticité.

Le process: 

Nous schématisons des associations de plantes comestibles sous forme de collaboration synergique, issue de l'observation et de la compréhension des relations symbiotiques et synergique dans les biotopes sauvages. 

Cette pratique d'agriculture augmentée permet également une application intéressante en agriculture urbaine. L'agriculture synergique s'applique aux petits espaces, comme en ville, à l'intérieur d'un logement, ou de revitaliser des milieux extrêmes, voir pollués.

La compréhension des relations symbiotiques et d’immunotolérance naturelle permet en effet de faire pousser ensemble des plantes et des légumes qui ne le pourraient pas sans cette association.

En modélisant ces relations synergiques, nous pouvons ensuite les transposer aux variétés cultivées. Nous pouvons également optimiser la culture d'espèces sauvages comestibles, ou mixer les variétés sauvages et les variétés cultivées non hybrides. Certaines collaborations sont exclusives.

des associations symbiotiques triangulaires directes: trèfle - carotte - ; choux - rosier - ciboulette; fraise - poireaux - épinard.
peuplier (+ % de bois) - céréales (+ 10% de céréales) - pleurottes ou morille (+ % de champignons)
pommier - morille - *.
- panicaut - pleurote du panicaut

des associations triangulaires indirectes:
Il existe des plantes dont la collaboration est possible et même renforcée en relation symbiotique "indirecte" dite triangulaire. Certaines de ces plantes ne peuvent pas pousser ensemble de manière conventionnelle: monoculture, ou biculture, ni même rotation de culture. C'est bien leur culture simultanée de manière triangulaire qui permet leur croissance, mieux, qui potentialise leurs vertus. Il y a souvent la présence d'une plante inhibitrice de croissance type plantes à bulbes type ail mais aussi des arbres, érable, noyer, fougère, sapin. Leur toxicité potentielle existe à forte dose.

  ail - pâquerette - chicorée

Par exemple, le botaniste Deleuil a observé dans les champs en friche dans les régions méditerranéennes les associations suivantes: ail et pâquerettes; chicorée et pâquerettes; ail, pâquerette, chicorée; mais n'a jamais observé la relation suivante: ail, chicorée. L'ail émet en effet une enzyme toxique inhibitrice de croissance qui ne permet pas à la chicorée seule de pousser à ses côtés, mais permet une croissance tolérée de la pâquerette. Lors d'une présence triangulaire, la pâquerette a un rôle d'intermédiaire efficient: l'ail active les relations défensives de la pâquerette stimulées elles-mêmes par la présence de la chicorée consommatrice des enzymes protectrices. Les trois plantes croient ensemble et de manière plus dynamique que dans une relation seule ou binaire. La croissance des 3 plantes : l'ail - la pâquerette - la chicorée se potentialise en vertu de leur interaction immunotolérante.

C'est ce que nous appelons culture synergétique.
Nous expérimentons plusieurs associations et observons les résultats tout au long du processus.

Notre process:
modèle sauvage de référence
modèle cultivée - agriculture synergique appliquée.
modèle cultivée mixte - agriculture synergique appliquée.

Les autres applications: l'adaptation au milieu, les résistances au stress.

L'observation des conditions d'adaptation au milieu permet à l'homme d'acquérir des connaissances essentielles pour faire fasse lui aussi aux changements climatiques, dont il est parfois le moteur, et de corriger ses erreurs dues aux pratiques industrielles et de répondre efficacement aux fléaux humanitaires.

pollution
érosion des sols (désert, sols arides, sols rocheux, steppes d'altitudes, neige)
désertification
forts contrastes hydriques (sécheresse, inondation, hydromorphie, )
forts contrastes météorologiques
pauvreté des sols
acidification des sols

Proposer des solutions pour continuer de vivre dans ces milieux, en les revitalisant si nécessaire, permet de rendre la vie accessible, plus agréable et notre présence plus soutenable sur Terre.

C'est ce processus d'adaptation et de collaboration qui assure la pérennité des espèces vivantes à travers les millénaires.

En gardant à l'esprit que la Terre a connu et connaître encore des aires différentes avec une faune et une flore différente.

L'observation de la faune et de la flore post-tchernobyl sont des axes déconcertant de leçon de vie: des espèces sont revenues coloniser les zones irradiées de Pripiat en Ukraine. Beaucoup sont mortes ou dégénèrent. Mais après plusieurs modifications adn, quelques espèces développent aujourd'hui des formes saines de vie radioactive et repeuplent les lieux.

Si nous ne survivons pas à nos erreurs, nous entraînons notre espèce et toutes celles qui vont avec, mais la Terre nous survivra, et trouvera une nouvelle existence et de nouvelles formes de vie.

ressources:
base de données phytosociologiques en France SOPHY http://sophy.univ-cezanne.fr/PSHTM/Flrl6tis.htm
Recherches de Suzanne Simard: http://scholar.google.ca/citations?hl=en&user=97BbXH4AAAAJ&view_op=list_works&gmla=AJsN-F5FV3Bmo8UVRa5xsuPeUUXUK-wELhbnyg6lGb8dC1d1S7DTrXAdDOZqaHeZTjp2T96YoTc3cQ4YPKPm8mEJ9ecnxPI7qF2CWCxTEL0w_y6CpAm2gVNsuBVty3uUcL8YKl9s7JlX
bas de données CORINE, et EUNIS.
Les plantes et leur histoire de François Couplan, plantes sauvages comestibles, guide nutritionnel des plantes sauvages comestibles et cultivées.
les plantes comestibles bio indicatrices de Gérard Ducerf
la physiologie végétale de David Hoppkins.
thèse riziculture - les biofertilisants fixateurs d'azote en riziculture, potentialités, facteurs limitants et perspectives d'utilisation. http://www.pierre-armand-roger.fr/publications/pdf/150_madagascar.pdf
énergie vitale des fruits et des légumes - règle de bovis http://www.conscienceverte.fr/la-regle-de-bovis-%28premiere-partie%29-2-168.html 
Activité antioxydante, inhibition de la surproduction d'oxyde nitrique, et effet antiprolifératif in vitro de la sève et du sirop d'érable (Acer saccharum).
http://pays-de-faverges-environnement.over-blog.com/article-resume-de-la-conference-les-plantes-de-l-arthrose-90259625.html

Jean Legault, Karl Girard-Lalancette, Carole Grenon, Catherine Dussault, André Pichette: http://uqac-laboratoirelaseve.blogspot.fr/2010/04/notre-publication-sur-le-sirop-derable.html

Suzanne Simard Mother tree theory.
Panakeia, les plantes miraculeuses de Fabrice Kircher.
http://lejournaldeschouettessavantes.cafe-sciences.org/articles/tag/ethologie-vegetale/
agriculture biointensive de john jeavonhttp://www.arpentnourricier.org/john-jeavons-et-la-methode-biointensive/
livre de John Jeavsons "How to grow more vegetables?" lecture en ligne ici: http://www.amazon.fr/How-Grow-More-Vegetables-Fruits/dp/1580087965/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=english-books&qid=1272311573&sr=8-1 et la version actualisée http://www.amazon.fr/How-Grow-More-Vegetables-Possible/dp/160774189X/ref=dp_ob_title_bk
https://sajf.ujf-grenoble.fr/accueil?destination=node/850 jardin botanique alpin grenoble
http://www.jardin-a-manger.com/pageinsecte/insectes.htm
http://www.terraeco.net/Pourquoi-une-pomme-des-annees-1950,58246.html


1ère conférence de Kyusei natural farming with effective micro organism Asie 1989 compte rendu en pdf ici: http://pdf.usaid.gov/pdf_docs/PNABK540.pdf
4ème conférence de Kyusei natural farming with effective micro organism en Europe 1995: http://www.teraganix.com/4th-Conference-book-p/6004.htm
kyusei natural farming ave EM - le manuel en pdf ici http://www.apnan.org/APNAN%20Manual.pdf

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La chênaie-hêtraie claire correspond à son environnement forestier, et plus spécifiquement leur situation en haie fruitière, en fruticée ou dans une clairière.

Les espèces de malus, prunus et de pirus partagent le même biotope. Pommier sauvage, pommier commun, poirier sauvage et poirier commun affectionnent les mêmes plantes compagnes. Ainsi que le cognassier, Cydonia oblonga, que l'on surnomme la pomme de Cydonie ou la poire de Cydonie. Le néflier d'Europe partage aussi une écologique similaire.


















erratum 4:39 germandrée mélampyre des prés


+ la vidéo des résultats de la régénération d'un pommier cultivé est tournée, montage en cours.


Graminées sauvages comestibles

La majorité des graminées sauvages ou cultivées sont comestibles. Les céréales s'accommodent très
bien des sols acides et pauvres, en plaine ou en montagne; on les retrouvent au delà de 3000m d'altitude.

Les graines peuvent être moulues en farine ou torréfiées avant d'être consommées cuites, en bouillie, grumeaux, céréales, pain, pâtes, ou succédanés de café.

Les variétés cultivées ont été sélectionnées et multipliées pour leur teneur en gluten, parfois au delà de 70%, afin de résister aux manipulations des pétrins mécaniques: la pâte obtenue devient suffisamment élastique pour permettre la préparation industrielle. Les préparation industrielle en nécessite pas tant de gluten et peut tendre vers des teneurs inférieurs à 8%, voir nulle, comme avec les farines de riz, de maïs, de quinoa, de millet, de sorgho, du petit épéautre, de soja ou de sarrasin.

Les céréales anciens ou sauvages sont pauvres en gluten, moins de 8% et donc excellents pour la santé. Les quelques espèces …